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Afrique - Afrique - 7 août 2021

Cameroun > Plagiat: Calixthe Beyala répond aux attaques du journal ‘’Le Monde’’

La romancière s’est épanchée dans une publication sur le réseau socail ‘’Facebook.’’

« Plagieuse, chassement et j’en passe ! Des mots d’une laideur inouïe, sortis de l’esprit brumeux de quelques individus, assez imbéciles sur les bords, des crétins en trois mots, incapables de créer de véritables néologismes dont la beauté ferait sourire les étoiles, » écrit Calixthe Beyala. A son avis, ses détracteurs sont un tas de rien. Ces derniers se permettent de critiquer ou d’accuser des gens dont le seul défaut est d’appartenir à d’autres ethnies. « Quelle tristesse pour le Cameroun ! »

S’exclame-t-elle.

Dans son édition du 05 août 2021,

Le Monde écrit « Peu d’auteurs ont incarné avec autant de morgue le peu d’effet sur un parcours d’un plagiat reconnu par la justice. Condamnée en mai 1996 pour avoir pillé le best-seller d’Howard Buten Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué (Seuil, 1981), confondue de nouveau quelques mois plus tard – sans suites judiciaires cette fois – pour s’être un peu trop inspirée d’au moins cinq autres auteurs, Calixthe Beyala n’en a pas moins obtenu, dans la foulée de son procès, le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Honneurs perdus (Albin Michel, 1996) – le livre avait figuré la même année sur les premières sélections du prix Goncourt.

Cela ne l’a pas non plus empêchée de continuer à mener une carrière prolifique (elle est l’autrice de dix-neuf livres), de bénéficier d’une importante visibilité médiatique, comme écrivaine ou comme militante de la représentation des minorités dans le paysage audiovisuel à travers le Collectif Egalité, de recevoir d’autres récompenses littéraires, de devenir, entre 2005 et 2012, éditorialiste au mensuel Afrique Magazine… Ni même d’être élevée au rang de chevalière de la ­Légion d’honneur en 2010. »

Calixthe Beyala a vu le jour en 1961 au Cameroun. A l’âge de 17 ans, elle a pris le chemin de la France pour suivre des études de lettres et de gestion. En 1987, Beyala a publié son premier roman, ‘’C’est le soleil qui m’a brûlée.’’ Elle a depuis obtenu le Grand Prix littéraire de l’Afrique noire pour ‘’Maman a un amant’’, le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Honneurs perdus et le Grand Prix de l’Unicef pour La Petite Fille du réverbère. Outre sa carrière d’écrivain, elle milite auprès de nombreuses associations pour la reconnaissance des minorités, le développement de la francophonie et la lutte contre le sida. Calixthe Beyala a été faite chevalier des Arts et des Lettres.

Antoine Bivana

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