Accueil PolitiqueAfrique Cameroun > Politisation de l’école: L’Udc demande à Paul Biya de prendre ses responsabilités.

Cameroun > Politisation de l’école: L’Udc demande à Paul Biya de prendre ses responsabilités.

C’est la quintessence d’une déclaration signée par la présidente nationale de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), ce 15 septembre 2022 depuis San Pietro Apostolo en Italie

Par panorama
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Par Léopold DASSI NDJIDJOU

« L’Union démocratique du Cameroun dit : non à la dérive, aux comportements déviants. Non à la politisation et l’instrumentalisation de l’École, non à la politique nourrie -au détriment de la construction de l’unité nationale- de deux poids deux mesures », s’offusque la présidente nationale de cette famille politique.

Dans cette foulée, elle demande au président national du Rdpc « de rappeler à l’ordre les membres de son parti qui brillent fréquemment par des actes et comportements absolument contraires à l’ordre républicain, et à ce qu’il prêche dans ses discours…Dire ce qu’on ne fait pas et faire ce qu’on ne dit pas, n’est pas une qualité en politique ou ailleurs dans la vie en communauté », assène-t-elle, outrée.

Comme on le voit, Patricia Ndam Njoya et les siens sont en parfait désaccord face à l’envahissement de l’école par les acteurs politiques. Elle appelle par ailleurs de ce fait, « le Président de la République, chef de l’État, lui qui a prêté serment, de veiller au bon fonctionnement des institutions de la République, au respect de la Constitution et des lois et règlements de la République, à prendre ses responsabilités pour assurer le comportement républicain sans discrimination des autorités administratives sur le territoire du Cameroun, et garantir une justice équitable pour tous ».

Dans cette veine, elle demande à la population et aux militants de rester éveillés et vigilants comme ils l’ont toujours été, pour ne point tomber dans le piège « des manipulateurs et autres imposteurs en mal d’inspiration ». Il faut rappeler que c’est face au « sacrilège » qui a eu lieu au lycée classique de Foumban que l’Udc frappe du poing sur la table. Un ministre de la République, a en effet indécemment décoré les lieux de la tunique partisane, en l’occurrence celle du Rdpc, profanant de ce fait le saint lieu de la neutralité, « sous le fallacieux prétexte » de remise de dons scolaires. « Le lycée classique de Foumban a été envahi par cette « espèce » de politiciens en mal d’inspiration, au motif qu’ils y organisaient une cérémonie de remise des dons des fournitures scolaires », s’offusque-t-elle in extenso.

Pour plus de précision, le 11 septembre 2022, soit quelques jours après la rentrée scolaire, cet établissement a été « le théâtre d’actes politiques de mauvais goût et moralement déviants, posés par certains responsables du Parti Rdpc, au premier rang desquels se trouvait un membre du gouvernement ». Selon la présidente nationale de l’Udc, « aucune explication ne saurait justifier une telle dégénérescence de nos mœurs républicaines ». Elle estime qu’il y a des limites à se garder de franchir, et, quel que soit l’état d’affolement perceptible de ceux-là, face à l’engagement ferme et toujours croissant de la population dans les rangs de l’Udc, « la maîtrise de soi ou, du moins, savoir sauver la face en se retenant, ne semble pas non plus leur réussir », à ceux qu’elle qualifie de « nos cousins » politiques, car précise-t-elle, nous sommes tous descendants de notre Mère patrie, la République du Cameroun. « Que transmet-on aux enfants et aux apprenants en tronquant le « Vert-Rouge étoilé-Jaune », dans les campus, pour le pagne du Rdpc ? », s’interroge-t-elle.
L’école n’est pas le lieu des joutes politiques
« L’école aux écoliers et la politique aux politiciens », lançait Paul Biya le 4 octobre 1991 à Yaoundé. Cette maxime, précise la présidente nationale de l’Udc, le Dr Adamou Ndam Njoya, en avait fait son cheval de bataille bien avant, précisément au moment où il était le patron de l’Education nationale, de la maternelle à l’université, de décembre 1977 à juillet 1980.

« Il va à suffisance, à travers une politique et des actions concrètes et concluantes, donner le ton, et relever notre système éducatif aux standards qui s’imposaient au contexte, avec comme credo, l’Éducation pour tous comme meilleur investissement », la femme politique. « L’urgence de la gouvernance dans le système éducatif, des valeurs de la méritocratie et donc, du relèvement du niveau des performances, de l’effort du travail…vont donner les résultats parlant d’eux-mêmes », poursuit-elle avant de se demander si on peut penser que c’est fait exprès que plus de 62 ans après les indépendances, nos établissements éducatifs, du primaire, du secondaire, et universitaire…continuent à être des « parents pauvres » ? Aussi, se demande-t-elle comment il se fait qu’on soit encore en quête de « paquets minimums », plusieurs semaines après la rentrée.

Est-ce donc fait exprès pour jouer aux « zorros » que ceux-là même, qui doivent s’employer, pour créer les conditions idoines en vue d’une éducation performante, font perdurer cette précarité ambiante ? Tant il est constant que, ce que nous récoltons à la sortie de nos Écoles, dépend de ce que nous avons semé, en termes de qualité de l’investissement dans le système éducatif, reconnaît-elle. Par ailleurs, elle voudrait bien savoir si « ces derniers » seront à même de comprendre que l’Éducation est un droit pour tous les êtres humains sans discrimination de race, de tribu, d’âge, de sexe…et par conséquent, que la contribution de chacune, de chacun à la création des richesses ou le partage de ces richesses ne saurait être tributaire d’une appartenance à un parti politique .

« Comment peut-on penser avancer dans un État où est cultivé le « deux poids deux mesures » en continu et dans tous les aspects ? », s’interroge-t-elle pour s’en inquiéter ! Elle rappelle fort à propos que quelques semaines avant, les bâtiments d’une école primaire en état de vétusté avancée dans la ville de Douala 1er, et parce que réhabilités par un député du Sdf qui les avait repeints aux couleurs taxés de son parti politique, la réaction de l’autorité administrative ne s’était pas fait attendre, et ce parti a été sommé d’enlever lesdites couleurs. Par contraste, à Foumban, c’est sous la protection et l’encadrement de ces mêmes autorités administratives, que « ces acteurs de politique politicienne du « tout permis » de « par tous les moyens » quitte à bafouer l’État de droit ont envahi l’enceinte du lycée historique », pour y organiser une activité politique sous le fallacieux prétexte de venir en appui aux enfants et parents pour la rentrée », conclut-elle.

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