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Cameroun > Pression de Macron: Les balbutiements de René Sadi

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Une vidéo mise en circulation dans les medias sociaux, le 22 février 2020, montre urbi et orbi, le courage et la détermination d’un activiste originaire du Cameroun, Abdoulaye Thiam, alias Calibri Calibro, le fondateur de la Brigade anti sardinard (Bas). Ayant réussi à interpeler le président de la République française, Emmanuel Macron, lors de l’inauguration du salon international de l’Agriculture à Paris, il a réussi à avoir un entretien d’environ 5 minutes avec ce dernier. Pour l’occasion, il a fait savoir au président français que
Le président camerounais commet un génocide au Cameroun ; tous les autres camerounais au même titre que lui, sont des hommes morts ou susceptibles d’être tués par le president Biya ; la plupart des pays africains à l’instar du Cameroun, sont gouvernés par des dictateurs ; dans les régions du Nord-Ouest et du sud-Ouest du Cameroun, il y a déjà eu 12000 morts”. Et que “22 villageois ont été tués dans la région du Nord-Ouest, par l’armée camerounaise”.

De quoi donc demander à Emmanuel Macron de “faire la pression sur le président camerounais, en vue de la libération de certains camerounais qui sont des prisonniers politiques du Régime du président Biya“. Alors qu’il a obtenu des réponses favorables de la part du président français, qui a aussi révélé qu’il avait mi la pression à Paul Biya pour qu’il libère Maurice Kamto et Cie de la prison, ces propos ont semé la panique au sein du pouvoir de Yaoundé.
Face donc à la presse hier, René Sadi a rappelé que “le gouvernement condamne sans réserve l’acte de ce quidam qui se revendique d’appartenance à un peuple dont on connait la fierté et la dignité, et qui a cru devoir interpeller le chef de l’Etat d’un pays avec lequel le Cameroun entretient des relations d’amitié et de coopération anciennes, étroites, vu et mutuellement bénéfiques, et qui ont toujours été fondées sur les principes sacrés de la souveraineté des États et du respect mutuel“. Toutefois, le ministre de la Communication ne s’est pas prononcée sur les conditions de libération de Maurice Kamto, ni même fait un démenti sur ce qu’a dit le président français. Le silence ne vaut-il pas confirmation?


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