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Cameroun > Produits alimentaires, cosmétiques et hygiéniques: Le recadrage du ministre de la Santé publique par le Premier ministre

Le ministre de la Santé publique (Minsanté), Malachie Manaouda, vient d’essuyer un revers. Des instructions du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, lui enjoignent de rapporter sa décision.

Par panorama
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Par Serge Aimé Bikoi

Le chef du gouvernement camerounais devra, dorénavant, organiser, sans délai, des réunions interministérielles dans l’optique de réexaminer la lettre circulaire du ministre de la Santé publique (Minsante) du 12 août 2022, relative à l’application des modalités de contrôle sanitaire des produits alimentaires, d’hygiène, cosmétiques et dérivés aux portes d’entrée du Cameroun.

L’instruction lui a donnée, le 15 septembre 2022, par le ministre d’État Secrétaire général de la présidence de la République via une correspondance adressée au secrétaire général de ses services. Ferdinand Ngoh Ngoh, qui reconnaît les préoccupations soulevées par cette lettre, s’appesantit sur le déterminant lié aux orientations proposées au terme du réexamen, lesquelles n’alourdissent pas non seulement les procédures d’importation de ces produits, mais aussi qu’elles ne renchérissent pas les coûts y afférents.

La sortie publique du ministre d’État Secrétaire général de la présidence de la République intervient, juste, un jour après celle du premier ministre prescrivant au ministre de la Santé publique de “rapporter” sa lettre circulaire du 2 août 2022 relative à l’application des textes fixant les modalités de contrôle des produits alimentaires, d’hygiène, cosmétiques et dérivés aux portes d’entrée du Cameroun “.

Le recadrage du ministre de la Santé publique, un mois après la valse des décisions officielles rendues publiques, traduit la non-prise en considération, au départ, de l’approche systémique transversale intégrant l’avis, voire la position des autres départements ministériels concernés. En effet, dans le vaste circuit de l’importation, de la fabrication, de la circulation, de la distribution et de la commercialisation de l’hydroquinone, des corticoïdes, du mercure et des produits contenant ces substances, quatre départements ministériels figurent dans le champ d’intervention.

Au premier abord, le ministre du Commerce (Mincommerce) a son mot à dire dans la vérification et la détermination des produits légaux dûment agréés sur le marché local. De même, Luc Magloire Mbarga Atangana a la contrainte de contrôler les prix fixés par les promoteurs de ces produits alimentaires, d’hygiène et cosmétiques. Surtout dans un contexte de libéralisation à outrance où les entrepreneurs économiques sont enclins à la fixation des prix exubérants.

En ne se focalisant que sur les répercussions sanitaires de la consommation desdits produits, le ministre de la Santé publique évolue de manière unidirectionnelle. Autre ministre concerné, le ministre des Transports (Mintransports). En fait, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, de son côté, a l’obligation de rassurer l’opinion publique nationale et internationale et de l’informer sur les voies par lesquelles transitent ces produits. Ces ingrédients parviennent-ils au Cameroun par voie maritime, par voie aérienne, par voie terrestre ou, a contrario, par voie ferroviaire. Seul le patron du département des Transports est habilité est habilité à en donner la réponse précise.

Autre membre du gouvernement concerné, c’est le ministre des Finances (Minfi). En réalité, le rôle de Louis Paul Motaze, en pareille circonstance, est d’assurer le contrôle de la circulation de ces produits alimentaires à la douane. Histoire de vérifier la conformité avec le vaste champ commercial interne. Autre ministère non des moindres concerné dans le jeu de prise de décisions officielles, c’est le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt). A ce propos, le Premier ministre instruit le ministre de la Santé d’accélérer, de concert avec ce ministère et les autres administrations et organismes concernés, le processus d’élaboration des textes d’application de la loi no2018/020 du 11 décembre 2018 portant loi-cadre sur la sécurité sanitaire des aliments au Cameroun. De plus, l’Agence de la normalisation et de la qualité (Anor) est un organe qui doit clarifier les démarches concrètes donnant lieu à l’obtention du certificat de conformité sanitaire et de l’autorisation de la mise à la consommation humaine.

Cette exigence va, par exemple, aider à dissiper les critiques faites, ces derniers temps, par le président du Groupement interpatronal du Cameroun(Gicam) qui, dans un courrier adressé à Manaouda Malachie, déplore, entre autres, le manque de clarté au sujet des normes sanitaires auxquelles les produits importés fabriqués pourraient se conformer. Célestin Tawamba illustre, par exemple, les conséquences de la circulation du 2 août 2022 se font déjà sentir dans les ports du Cameroun. Des cargaisons sont bloquées par défaut de certification et d’autorisation. Selon cet entrepreneur économique, les frais liés à cette contingence sont imputés à l’importateur. Toute chose qui pourrait entraîner une hausse inflationniste. Vivement que l’ensemble des membres du gouvernement concernés et l’Anor puissent accorder leurs violons et vérifier la certification et l’autorisation desdits ingrédients alimentaires, d’hygiène et cosmétiques.

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