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Afrique - 18 novembre 2021

Cameroun > Questions orales: Trois ministres au tribunal des députés

Ce jeudi 21novembre 2021, Laurent Esso, Jacques Fame Ndongo et Emmanuel Nganou Djoumessi ont sacrifié au traditionnel rituel des questions orales.

Le premier à monter au perchoir est le ministre d’État, ministre de la Justice, garde des sceaux. Laurent Esso est interpellé par le député Ums du Haut Nkam, Nguenkam, épouse Tchouaga Marie Louise sur la situation précaire des huissiers au Cameroun.

Au nombre des multiples difficultés que vivent  » ce corps abandonné », figurent au peloton de tête non seulement la difficulté ou l’impossibilité de l’attribution de charge (des stagiaires huissiers vont à la retraite sans l’avoir obtenue), mais aussi la durée du stage qui s’étend sur 4 années au lieu des 2 ans habituels. S’appuyant sur cette situation difficile un Collectif des huissiers de justice en attente de charge (Hujadec), composé de 186 huissiers, a porté plainte contre l’État du Cameroun en dernier recours après moult tractations.

Laurent Esso, prenant la parole a indiqué tout juste que l’Hujadec n’est n’est pas connu au ministère de la Justice. Il s’agit donc d’un collectif illégal. En deuxième lieu, le patron de la justice a refusé de se prononcer sur la préoccupation du député parce qu’en plus l’affaire est en instance devant la justice. Il ne lui appartient donc pas de venir s’étendre sur les affaires relevant du pouvoir judiciaire et en instance, devant les députés. Il convient tout de même de noter que selon l’Hujadec, le Cameroun totalise 318 charges vacantes et non pourvues. 

Fame Ndongo explicite l’authentification des diplômes

Le ministre d’État, ministre de l’enseignement supérieur, a répondu à la question de Kum John du Rdpc, sur les difficultés de l’authenfication des diplômes au Cameroun.  En 2017, le chef de l’État, ordonnait le recrutement de 1000 enseignants PhD dans les universités camerounaises. Jusqu’aujourd’hui, se plaint le député, il y a des enseignants qui n’ont pas encore eu l’authentification de leur diplôme.

Fame Ndongo a indiqué que pour pertinente que soit la question du député, il faut relever tout de même que la Commission d’authentification qu’il préside avec le ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative, a eu à authentifier en 2021 40.000 diplômes, et 8.000 équivalences. Par ailleurs, il faut faire un distinguo entre l’authentification qui concerne les diplômes obtenus au pays et la certification qui a trait aux diplômes obtenus à l’étranger. Sur ce point, il a indiqué que certains pays demandent des frais pour certifier tout diplôme.

C’est le cas par exemple des États-Unis, de la Rdc ou du Nigeria. En ce qui concerne la procédure, il appartient au ministre de la Fonction publique, ou d’autres structures employeurs de demander des authentifications et des certifications des diplômes. Une fois la demande reçue, Fame Ndongo a dit aux députés qu’à ce stade, il saisit aussitôt les institutions universitaires concernées, qu’elles soient nationales ou étrangères.

Pour trouver une solution à cette difficile préoccupation, le Minsup mise sur le projet présidentiel de e-learning. Les 8 universités d’État du Cameroun et l’université régionale d’Ebolowa sont concernées. Des data centres vont être créés et interconnectés. Il sera désormais aisé, sur le clic d’un ordinateur d’avoir accès  aux données de chaque étudiant dans les universités. Ceci sera facilité, a-t-il indiqué, avec l’obtention de la bande passante dont l’accord est en cours auprès de Camtel.

Nganou Djoumessi et les routes du Nord-Ouest 

C’est encore le député Kum John du Rdpc qui a demandé à Nganou Djoumessi de faire un état des lieux des routes dans la région troublée du Nord-Ouest. Le ministre des Travaux publics ( Mintp), a présenté un tableau de l’état des routes dans la région. On y recense 10.504,85 km de route au total dont 49,5 km de route nationale; 593,87 km de route régionale. En ce qui concerne les routes bitumées 48,26% de route le sont effectivement. Grosso modo, seul 35% des routes sont en bon état.

Le noeud gordien porte sur la route Babadjou-Bamenda qui donne toutes les insomnies aux usagers de ce tronçon. Le problème ici est l’insécurité. Depuis 2016 que le contrat de bitumage de cette route a été signé, les 51, 97 km sont à l’abandon à cause de l’insécurité. Deux attaques des séparatistes ont été recensées. Le Mintp promet désormais de confier le marché aux entreprises qui ont un ancrage local et bénéficiant d’une expertise en Travaux publics. Cette option pourrait atténuer les attaques sur les entreprises.

Léopold DASSI NDJIDJOU 

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