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Cameroun > Réduction de la détention d’armes légères: Une conférence internationale à l’occasion du mois de l’amnistie

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Elle a été lancée à Yaoundé le lundi 19 octobre 2020.

Depuis 2017, par décision unanime des États membres de l’Union Africaine, le mois de septembre correspond au Mois de l’Amnistie en Afrique pour la remise et la collecte des armes légères et de petit calibre illicite. Cette année, la célébration qui a pour thème «Faire taire les armes: un engagement au bénéfice des générations futures sur le continent africain », vise à mettre davantage l’accent sur les efforts déployés aux niveaux national, régional et continental pour faire taire les armes. Au Cameroun, pour marquer le coup, le ministre des Relations extérieuresLejeune Mbella Mbella a lancé le 19 octobre 2020, les travaux du mois de l’amnistie, qui se déclinent sous la forme d’une conférence internationale.

«Les membres du gouvernement, les diplomates, les acteurs de la société civile et les experts réunis à Yaoundé, mettent leurs expertises en commun pour limiter la prolifération des armes légères en Afrique. Face à l’ampleur du phénomène, la croisade collective consiste à:

réduire la détention illicite des armes légères et de petits calibres,
– renforcer les capacités des forces de l’ordre et des militaires,
– sensibiliser les civils sur des mesures de confiance,
– mettre en place une collecte volontaire d’armes. Pour atteindre ces objectifs, le ministre camerounais des Relations extérieures, appelle les différents acteurs à mettre un accent particulier sur le partage d’informations et d’expertise. Lejeune Mbella Mbella insiste également sur la stricte application de la loi de 2016  sur la question d’armes légères et de petits calibres au Cameroun».

Lit-on sur la plateforme numérique de la CRTV, l’office national de radiodiffusion.

D’autres solutions, à l’instar d’une sensibilisation plus accrue sur la dangerosité des armes légères sont préconisées par des experts en arme conventionnelle, tels que le Dr Ivor Richard Fung. 

 «la formation continue des agents de sécurité, promouvoir une police de proximité, privilégier l’approche globale de lutte contre les armes illicites. Aussi l’expert exhorte-t-il à une sensibilisation accrue des jeunes sur les dangers liés à la manipulation des armes».

Le Dr Ivor Richard Fung. 

Pour mémoire, en Afrique, plus de 40 millions de civils sont détenteurs d’armes légères, soit près de 80% de toutes les armes légères du continent. Seulement, seules 14,6%  desdites armes sont officiellement enregistrées, soit un chiffre réel de 5 841 200. 40%, soit 16 043 800 ne le sont pas. C’est au regard de ces chiffres alarmants qu’en 2013, à l’occasion du 50e anniversaire de l’Union Africaine, ses États membres ont décidé de mettre fin à la circulation illicite des armes légères.

PAUL TCHECK


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