Home Opinion Politique Cameroun > Réforme consensuelle du système électoral : Un pas en avant non décisif
Politique - 1 semaine ago

Cameroun > Réforme consensuelle du système électoral : Un pas en avant non décisif

Le 14 juillet 2021, Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, a signé un communiqué au nom des leaders des parties prenantes engagés, pour informer l’opinion qu’au terme de deux sessions et trois rencontres, ces leaders de la plate-forme des partis politiques, des organisations de la société civile, des personnalités indépendantes et des citoyens, engagés pour la réforme du système électoral camerounais, que le chantier entrepris le 31 mars 2021 a connu un aboutissement notable avec l’adoption ce jour là d’un document d’amendement de l’actuel code électoral.?

Ce texte selon le communiqué, est en mesure de garantir un minimum de consensus au tour du système électoral et ce, surtout parce qu’il est le résultat « des contributions recueillies, laborieusement traitées et consolidées » par le Secrétariat Technique qui avait été mis sur pied à cet effet ; puis ces contributions ont été «passées au crible par des leaders forts de leurs expériences des vécus électoraux.»
Le contenu du document d’amendement du code électoral n’a pas encore été dévoilé, car le communiqué indique que les leaders organiseront suivant un programme qui sera rendu public ultérieurement, la phase de partage avec toux ceux ayant apporté des contributions et des partenaires parties prenantes du système électoral, notamment le Gouvernement, les médias, la société civile et les amis du Cameroun.
On se souvient que le 31 mars 2021, des leaders de sept (07) partis politiques de l’opposition avait conjointement signé un communiqué pour informer l’opinion qu’ils travaillaient ensemble pour une réforme consensuelle du système électoral, avec pour but ultime, la recherche de la stabilité et la prospérité du Cameroun.
Ils assuraient encore le peuple Camerounais de leur engagement à mener leur démarche jusqu’au bout. Au stade actuel, on pourrait affirmer que le pari a été tenu.
Mais le plus difficile commencera pour eux dans les prochains jours, car il va falloir convaincre et persuader le Gouvernement et surtout le parti au pouvoir, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rpc), ultra majoritaire à l’Assemblée Nationale et au Sénat, étant entendu que c’est par la voie parlementaire que les réformes électorales pourront être adoptées.
Néanmoins, le fait que le document ait reçu l’aval de plusieurs leaders et organisations politiques de poids, mettra davantage de pression sur les autorités.
Il convient de signaler que se sont accordés pour ce texte : Maurice Kamto, Président National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc), candidat arrivé officiellement en 02ème position à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018 et principal opposant au régime ; le député Cabral Libii, Président du Parti Camerounais pour la réconciliation nationale), candidat arrivé 03ème position à la présidentielle de 2018; le député Joshua Osih, 04ème à la même élection par ailleurs, Premier Vice-Président National du Social Democratic Front (Sdf); Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, Présidente Nationale de l’Union Démocratique du Cameroun (Udc) et maire de Foumban; le député Pierre Kwemo, Président de l’Union des Mouvements Socialistes (Ums; et Hilaire Dzipan, leader du Mouvement Progressiste(Mp), pour ne citer que ceux là.
La question des règles du jeu électoral a toujours , depuis le retour au multipartisme au début des années 1990 et l’organisation des premières élections en contexte pluraliste en 1992, été source de profonds désaccords entre le pouvoir qui est demeuré le même et l’opposition.
Cela a souvent eu notamment pour conséquences, les contestations par l’opposition des résultats de toutes les élections qui ont été organisées depuis lors, au point parfois de dégénérer en crises post-électorales comme au lendemain de l’élection présidentielle du 11 octobre 1992, ou à l’occasion de la présidentielle du 07 octobre 2018.
Un large consensus sur les lois électorales entre les acteurs de la classe politique éviterait sans doute plusieurs difficultés au Cameroun notamment au cours des futures échéances électorales au suffrage universel direct théoriquement attendues en 2025.

Eric Boniface Tchouakeu

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