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Politique - 1 semaine ago

Cameroun > Réforme du système électoral : Prudence et vigilance

Dans une note circulaire signée le 19 février 2021 et adressée aux Délégués Régionaux de la structure, le Directeur Général des Elections d’Elections Cameroon (Elecam), leur demande de lui soumettre sous huitaine leurs propositions d’amendements de la loi portant code électoral du Cameroun.

Erik Essousse suggère par ailleurs à ses collaborateurs dans cet exercice, de prendre en considération leurs expériences puisées de l’organisation et la gestion des récentes échéances électorales.

Certains observateurs entrevoient déjà dans cette note interne à Elecam, le déclenchement d’un processus plus large devant aboutir à une réforme concertée voire consensuelle du code électoral et peut-être de tout le système électoral actuellement en vigueur.

Il convient de relever que la réforme consensuelle du système électoral, ou tout au moins du code électoral, constitue l’une des revendications politiques majeures des partis d’opposition et même de la majorité.

Plusieurs organisations de la société civile qui travaillent sur les questions électorales, des organisations internationales et  certains pays amis du Cameroun, formulent régulièrement les mêmes réclamations à l’endroit du régime en place.

Il faut cependant être prudent relativement à la dernière note circulaire du Directeur Général des Elections de l’institution chargée de la gestion de l’ensemble du processus électoral et référendaire, quant à l’imminence d’une éventuelle réforme du code électoral.

La session parlementaire du mois de mars approche certes, mais il faut noter que depuis la mise sur pied d’Elecam à travers une loi promulguée le 29 décembre 2006,de manière constante en interne, ses différents responsables travaillent en guise de prospective, sur des éventuels points de la loi électorale qui méritent être améliorés ,sans que cela n’aboutisse forcément à une modification de la législation électorale.

Il est presque naturel et normal pour l’arbitre des élections au regard des insuffisances que ses agents ont eux-mêmes pu constater sur le terrain au fil de l’organisation de plusieurs scrutins, de réfléchir sur les pistes d’amélioration et d’apprêter ses propositions en cas d’une éventuelle réforme de la législation.

En tout cas, tôt ou tard, il va falloir modifier l’actuel code, voire le système électoral afin de  ramener la confiance entre les différents acteurs du jeu politique et éviter ainsi des crises post-électorales comme au lendemain de l’élection présidentielle du 07 octobre 2018.

Il faut alors  espérer  que le moment venu, cela se déroule dans les règles de l’art et de manière consensuelle en tenant compte des propositions de tous les acteurs.

Éric Boniface Tchoukeu, Journaliste éditorialiste. Chef de Chaîne Radio Siantou. Conseiller Editorial et founding father panorama papers

Au regard des ambitions affichées ou voilées de plusieurs personnalités à l’intérieur ou en dehors du sérail qui aspirent à occuper des fonctions électives, y compris au niveau le plus élevé de l’Etat, il est important de faire en sorte que les résultats des prochaines consultations électorales au suffrage universel direct, soient inclusives et ne souffrent d’aucune contestation.

Eric Boniface Tchouakeu

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