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Afrique - 2 semaines ago

Cameroun > Révision du code électoral: Branlebas au sein du Rdpc et du sdf

Tout juste après la lecture du communiqué signé par sept partis politiques déterminés d’œuvrer ensemble jusqu’à atteindre l’objectif, le même jour, ondes de choc au sein du Rdpc et du Sdf régional du Littoral.

« Le Rdpc a pris connaissance du communiqué publié, ce jour, par sept partis politiques, dans le but de collecter des contributions, en vue de l’élaboration d’un « système électoral accepté et partagé par tous pour un jeu démocratique crédible, équitable, juste, transparent et pacifique »

écrit Jacques Fame Ndongo, Secrétaire à la communication du Comité central du Rdpc, par ailleurs membre du Bureau Politique du parti présidentiel.

Des cinq points qui structurent sa communication, on retient que selon le Rdpc, il s’agit d’une initiative qui ne saurait prospérer. Pour donner du sens à sa démonstration, l’homme politique s’appuie sur le rôle prépondérant du parlement dans la confection des lois au Cameroun. En d’autres termes, qui tient le parlement fait la loi. A ce niveau que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Sénat, le Rdpc a une majorité écrasante. « Les Partis politiques représentés au parlement (et qui en ont convenance) ont le loisir de présenter une proposition de loi au parlement, conformément aux dispositions constitutionnelles et législatives. « In fine », il appartiendra au parlement, le cas échéant, de se prononcer sur la recevabilité d’une éventuelle proposition de loi (quant à sa constitutionnalité) et, le cas échéant, sur son adoption, si tant est que les 2/3 des députés et des sénateurs soient d’avis qu’il faille accorder du crédit à pareille proposition de loi », clarifient les points 3 et 4 de son communiqué. Avec une pointe de raillerie, le Secrétaire à la communication du Comité central du Rdpc estime qu’il ne suffit pas «  de collecter des suggestions et de les « exploiter » ». Le plus dur, avise-t-il, est de «  braver victorieusement les fourches caudines démocratiques et incontournables du Parlement ». Il poursuit en déclarant que  « les contributions » émanant des « partis politiques, organisations ou personnalités de la société civile » et « exploitées par un secrétariat technique » ad hoc ne peuvent pas, au regard des lois et règlements de la République, être adoptées par la rue, ou par un conclave lové dans l’évanescence nébuleuse de certaines imaginations fécondes, mais par le Parlement ». Il conclut en frappant très fort : « tout le reste ne serait que logorrhée et fantasmagorie ». Il est vite rattrapé dans cette posture de donneur de leçons par un membre de son propre parti politique qui déclare sans prendre de précautions : « Aka, c’est pour lui là-bas ! ». Marinette Yetna, député Rdpc de la Snaga Maritime, prend à contre-pied Fame Ndongo, en épousant la position de l’opposition. « Le Rdpc doit apprendre à vivre avec la concurrence dans la légalité. Le Cameroun a besoin d’une réforme électorale. Ça apprendra à nos militants de mieux occuper le terrain. La fainéantise est légion dans mon parti », lit-on sur la toile. Sur sa page Facebook, elle affirme : « Moi, je pense que le pays doit avancer. Le Rdpc doit apprendre à faire face à un jeu politique réel avec des enjeux réels…Il faut que nous nous réveillons pour passer du militantisme virtuel à une véritable attaque de terrain ».Un désaveu donc infligé à son camarade de parti.

Souffle sur les braises du duel Osih-Nintcheu

Cette synergie de l’opposition pour l’adoption d’un code électoral consensuel a suscité le même jour une sortie de l’honorable Jean Michel Nintcheu, patron du Sdf régional dans le Littoral.

« Le Comité exécutif régional Sdf littoral prend acte de la rencontre regroupant plusieurs partis politiques ce jeudi 1er avril 2011 au siège de l’Union démocratique du Cameroun (Udc). Faisant suite au communiqué publié à cet effet, il tient à saluer ladite initiative qui envisage de travailler avec « toutes les partie prenantes du jeu démocratique », à l’effet de mettre en place « un système électoral nouveau ou amendé pour la stabilité et la prospérité de notre pays ; chose qui ressort d’ailleurs dans le rapport de la Commission action initiée par le Nec le 12 décembre 2020 et présidée par l’honorable Jean Michel Nintcheu »,

reconnaît d’entrée de jeu le député.

Par la suite, il s’offusque gravement de la présence de Joshua Osih, signataire du document au nom du Sdf.

« Le Comité exécutif régional déplore qu’un membre dont l’autoexclusion a été constatée le 21 mars 2021 (article 8.2), ait été associé à une initiative aussi délicate qui engage la crédibilité, la légitimité et la noblesse du Sdf sans aucune concertation préalable ».

, s’offusque l’homme politique

Il ne s’arrête pas en si bon chemin, mais va plus loin en interpellant le Chairman Ni John Fru Ndi à « rassurer les militants du Sdf dans le Littoral, les différents acteurs de la scène politique et l’opinion nationale en général, de l’inlassable volonté du Sdf à poursuivre la lutte pour l’avènement d’un Code électoral consensuel dans le respect de ses textes, le 8.2 en l’occurrence ». Comme on le voit, le patron politique de Joshua Osih dans le Littoral ne le considère plus comme faisant partie de ses effectifs. Il appelle donc le sommet du parti à trancher une fois pour toute. Pour être plus précis, à Douala on attend que le Chairman entérine l’exclusion de Joshua Osih du Sdf.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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