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Cameroun > Sérail: La cacophonie continue au sommet

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Le 20 avril 2020. Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (Mindef), publie par Message radio- porté le thème de la fête nationale du 20 mai 2020. ” Tous unis face à la pandémie du Covid-19, pour un Cameroun résilient, résolument tourné vers la paix, la stabilité et le développement économique”. Ce thème comme l’affirme la communication du Mindef, “est prescrit par le chef de l’État, chef des forces armées’. Avec cette publication, la mécanique se met en branle au sein des Forces de sécurité et de défense pour un défilé calqué sur du papier à musique.

La parade des hommes en tenue est d’ailleurs le point d’orgue de la célébration de la fête du 20 mai.
Le 22 avril, soit deux jours plus tard, c’est le ministre d’État, Secrétaire générale à la présidence de la République, qui monte au créneau avec un communiqué indiquant que “le président de la République, Son Excellence Paul Biya a décidé de l’annulation des célébrations publiques des éditions 2020 de la fête du Travail et de la fête nationale.” La raison de cette annulation est liée à “la pandémie du Coronavirus et de la nécessité du respect des mesures de distanciation sociale prescrits par le gouvernement de la République”.
Le 23 avril 2020. Le Premier ministre, dans une vidéoconférence avec les membres du gouvernement, réaffirme que la reprise des classes est maintenue le 1er juin 2020.

curiosités

Comment comprendre que le chef de l’État donne son accord à son ministre chargé de la Défense qu’il y aura la célébration de la fête du ,20 mai, et moins de 48 heures plus tard, annuler cette célébration pour des raisons qui étaient déjà connues? Le Cronovirus est à l’oeuvre depuis décembre 2019 et au Cameroun depuis mars. C’est dire donc que la raison de l’annulation est curieuse.

Cette curiosité devient davantage épaisse quand le chef de l’État annule la célébration de la fête nationale le 20 mai et le Premier ministre maintient la rentrée le 1er juin, juste 11 jours plus tard. On cherche vainement la logique dans cet état des choses. Les enfants de la maternelle et du primaire, eux qui ont particulièrement besoin d’être suivis seront à l’école. Il faut par ailleurs préciser que le rythme de propagation du Covid-19 va croissant avec aujourd’hui 1430 cas officiellement recensés. 668 sont guéris et 43 décédés. On comprend par ailleurs la détermination du gouvernement de sauver l’année scolaire, accomplie au 2/3 de la déclaration d’une année blanche.


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