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Afrique - Culture - Une - 30 septembre 2020

Cameroun > Sonacam: Les artistes convoquent l’Assemblée générale ce mois

Après la récente promulgation de loi N°2020/011 du 20 juillet 2020 régissant les associations artistiques et culturelles au Cameroun, le ministre des Arts et de la culture (Minac) veut en finir avec le désordre ambiant qui mine le milieu des artistes musiciens.

Cette convocation résulte d’une rencontre avec les acteurs le 23 septembre dernier à Yaoundé.

Le but majeur de cette rencontre est d’aplanir tous les malentendus qui subsisteraient entre les organisations de gestion collectives et les artistes dont ils sont sensés encadrer et aboutir à une résolution consensuelle pour l’organisation d’une assemblée générale élective inclusive au mois d’octobre 2020″,

lancé d’entrée de jeu le Minac, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt.

Il a sans complaisance, peint le milieu des artistes musicien cousu de tensions et de conflits permanents. Intrigues, injures, parjures, plaintes au tribunal et déchirements dans les réseaux sociaux sont quelques pratiques traditionnelles de prédilection relevées, a-t-il ajouté pour illustrer ce tableau particulièrement sombre.

La participation de certains de ces artistes à des réunions ou manifestations importantes aboutie toujours à des déclarations suscitant, hargne, violence, dénigrements de la gestion du droit d’auteur et j’en passe… »,

s’est-il ému devant le parterre de musiciens suivant religieusement son requiem.

Par la suite, il a reconnu logiquement que dans un tel contexte, la qualité de production des artistes subit un sérieux coup.

Retrouver actuellement dans notre pays l’artiste précieux qui par sa production saisi l’homme par son humanité tout entière, qui s’adresse à la sensibilité du citoyen, l’émeut et éveille dans son cœur de profonds échos qui consolident le vivre ensemble harmonieux, est devenu difficile »,

en a-t-il fait le constat.

L’autre point d’ancrage dans ce capharnaüm est la gestion approximative des redevances du Droit d’auteur depuis plus d’une vingtaine d’années par les artistes eux-mêmes, ce qui à son sens, a ravalé le musicien camerounais au niveau

des personnages curieux, revendiquant toujours des statuts multiples, peu sérieux, enclins à un activisme exacerbé dans les affrontements absurdes entre eux, des critiques acerbes contre les organismes de gestion collective de droits d’auteurs, leur tutelle, parfois lesdits artistes sont contre tout ».

Une Assemblée générale salvatrice

Tous ces indicateurs démontrent qu’il est temps de cesser les querelles et de se mettre résolument ensemble pour un travail professionnel constructif devant assurer le meilleur développement du sous-secteur arts et culture »,

a assené le Minac déterminé d’assainir le milieu des artistes.

La Sonacam se présente dès lors, comme l’une des structures qui devrait redonner confiance aux artistes et être à l’avant-garde de la concrétisation des nouvelles activités de résilience des artistes en période de Covid-19. Bidoung Kpwatt est décidé de faire de cette société de droit d’auteur, à travers le pôle art musical, la structure de référence contribuant par son fonctionnement exemplaire à la dynamique efficiente de la structuration du mouvement artistique et culturel national.

Bien plus, parce que les associations artistiques et culturelles sont désormais régies par le même cadre juridique que celui qui permet le déploiement des associations sportives, le Minac attent de ce fait des prouesses de ces associations comme il en va des associations sportives au Cameroun.
Une autre note d’espoir du ministre vient de la promulgation de la loi du 20 juillet 2020 qui selon lui inflige un coup d’arrêt définitif au flou artistique et à la confusion de rôles, de compétences, d’activités qui gangrenaient le fonctionnement du sous-secteur.

Il faut préciser sur ce point qu’avant l’avènement de cette loi, la Sonacam créée le 09 septembre 2017 avait pour but majeur d’assurer l’assainissement du droit d’auteur au Cameroun.

Il n’est plus nécessaire de revenir sur son évolution car vous êtes tous des témoins avisés de sa gestation, de sa parturition et de son fonctionnement jusqu’à ce jour »,

a-t-il relevé pour le déplorer.

Pour terminer, il a appelé les artistes musiciens à plus de responsabilité. Ceci devrait

permettre à l’ensemble des acteurs de l’art musical dans un esprit de rassemblement, d’apaisement, de tolérance et de fraternité, à renouer de manière harmonieuse avec leur société de droit d’auteur, pour une plus grande émulation des activités de celle-ci »,

a-t-il conclu, convaincu de tenir le bon bout pour assainir à jamais ce milieu semblable à un panier de crabes.

Léopold DASSI NDJIDJOU

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