Afrique LA UNE Politique panorama 11 avril 2020 (0) (9003)

Cameroun > Survie > Penda Ekoka sort de sa réserve: Une nécessité qui échappe aux liens de la loi

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C’est d’abord le président d’Agir et par ailleurs le manager en chef du Comité de gestion des fonds du programme humanitaire qui, le premier a tiré la sonnette d’alarme sur la nature unique et singulière de Survie. En ce qu’elle a vu le jour dans la spontanéité et dans l’urgence face au danger de la mort qu’apporte massivement le Covid-19, cette association échappe de ce fait à la législation camerounaise. On ne peut donc pas lui opposer les sanctions émanant du non respect de tel article ou tel principe de la loi. “Les menaces de tout genre ne doivent pas nous faire peur. La Scsi est un dynamisme d’autodéfense, d’auto-organisation des populations abandonnées face à un ennemi redoutable, le Covid-19. Nous n’allons pas nous laisser mourir”, a explicité l’ex Conseiller des affaires économiques de Paul Biya. Par ailleurs, il a estimé que l’heure était suffisamment grave et donc urgent pour que les Camerounais se perdent dans des discussions oiseuses et chimériques face à la préoccupation essentielle de la survie nationale. “L’heure n’est pas aux querelles partisanes et au verbiage” a-t-il affirmé notamment. Il a poursuivi dans la même lancée ses publications en recommandant aux concitoyens qui le suivent sur son compte Twitter d’agir, de se concentrer sur le sauvetage des vies humaines. Il n’a pas manqué de rappeler à ses concitoyens que les armes les plus redoutables contre le Cobid-19 sont l’unité et la solidarité nationales. Il a pour terminer suggéré fort opportunément à chaque Camerounais de trancher le grand dilemme de son existence ou de sa vie: “le choix entre vivre libres ou zombifiés”.

La nécessité fait loi de Maurice Kamto

Dans sa dernière déclaration, le juriste épouse entièrement les déclinaisons de son allié Christian Penda Ekoka sur Survie. “Que ceux qui ne l’ont pas compris, le comprennent dorénavant. Scsi est une association du peuple camerounais souverain en situation de danger de mort pour assurer sa survie”, explicite-t-il. A son sens, ce programme humanitaire n’entre dans aucune des catégories d’associations prévues par législation en vigueur et cela ne saurait enfreindre cette dernière”, rencherit–t-il au souvenir des détracteurs de Survie. De part son unicité et sa singularité devant les prescriptions légales, il estime que Survie est ” légitime par nature et n’empêche pas les pouvoirs publics d’agir s’ils le désirent”. Il est convaincu que la mise sur pied de ce programme de solidarité n’enfreint aucunement la loi. Mais, ajoute-t-il, les populations ont le droit d’œuvrer à leur survie. Aucune loi ne les en empêche. Le nec plus ultra de sa démarche démonstrative est édifiante. “Le peuple souverain étant source de la loi, ne peut être arrêté par la loi. Encore moins lorsqu’il agit pour sa propre survie et celle de la Nation en tant que collectivité territoriale et humaine.”. Il poursuit dans sa lancée argumentative en faisant appel à la maxime bien établie en droit: “Nécessité fait loi.” En d’autres termes, Survie est ce que recommande la loi face à l’obligation de survie face à la mort.


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