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Afrique - 10 août 2021

Cameroun > Urgent : Des cas de variole du singe détecté à Ndikinimeki

Mini-épidémie de cette maladie secoué actuellement l’arrondissement de ndikinimeki , situé à quelques 200 kilomètres de la cité capitale Yaoundé.

Si l’on n’a pas encore d’information sur le nombre de personnes infectées , plusieurs cas viennent d’être détectés à ndikinimeki selon nos informateurs sur place . L’Organisation Mondiale de la Santé définit la variole du singe (ou « monkeypox », en anglais) comme « une maladie infectieuse émergente causée par un virus transmis par des animaux infectés, le plus souvent des rongeurs ». Selon l’Oms, c’est une maladie assez rare, observée principalement dans les zones isolées du centre et de l’ouest de l’Afrique, à proximité des forêts tropicales humides. La maladie se propage par gouttelettes respiratoires ou lorsqu’il y a contact avec des fluides corporels, des plaies de la variole du singe ou des articles qui ont été contaminés par des fluides ou des lésions, tels que des vêtements et des draps.

Dans les faits, les symptômes sont similaires à ceux de la variole (éradiquée en 1980 dans le monde entier), mais moins grave. Les patients souffrent de lésions cutanées. Le taux de létalité lors des épidémies de variole du singe est de 1 à 10%. S’il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique, l’OMS précise qu’avec « des soins appropriés, la plupart des patients se rétablissent ». Le vaccin contre la variole se serait également avéré « très efficace » pour prévenir la variole du singe.

Longue incubation

La variole du singe a une longue période d’incubation allant de trois à 17 jours. Le virus provoque de la fièvre, des frissons, provoque l’enflure des ganglions, ainsi qu’une éruption cutanée avec plusieurs cloques. Le taux de mortalité de la maladie est de 10% en Afrique. 

Pmp1Faut-il s’en inquiéter ?

Interrogée par le New York Times, le Dr Anne W. Rimoin, professeur d’épidémiologie à la Fielding School of Public Health de l’Université de Californie à Los Angeles, a assuré que la variole du singe n’était pas aussi transmissible que le coronavirus ou la grippe.

« Le risque est faible, mais cela souligne le fait qu’une infection n’importe où est potentiellement une infection partout »,

a-t-elle indiqué.

« Cela doit nous rappeler que des maladies infectieuses passent régulièrement des animaux aux humains et que le Covid n’est pas la seule maladie infectieuse d’origine zoonotique dont nous pourrions nous inquiéter à l’avenir ».

Même si c’est une maladie virale rare, elle reste toutefois potentiellement grave. Au départ elle se manifeste comme la grippe puis par un gonflement des ganglions lymphatiques . Bien que l’appellation  » Monkeypox  » laisse à penser que le singe est à l’origine de la propagation de la maladie chez l’être humain, c’est en réalité les rongeurs tels les rats et les écureuils qui en sont la principale cause.

Pierre Laverdure OMBANG

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