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Afrique - 20 avril 2021

Cameroun > Urgent : Germaine Ahidjo , la première des premières dames du Cameroun est décédée

Germaine Ahidjo ,n’est plus. Elle est morte au Sénégal aux côtés de la tombe de son défunt mari et tout premier président de la République du Cameroun Ahmadou Ahidjo. Elle ne goûtera donc jamais à son rêve de voir la dépouille de son illustre mari retourner au Cameroun et mériter des obsèques officielles .

Germaine Habiba Ahidjo est née à Mokolo en 1922 de Hawa épouse de Yaya Boubawa, un infirmier de l’hôpital de Mokolo qui devint son père adoptif.

En 1942, elle obtient son certificat d’études à Yaoundé. Elle intègre par la suite le collège des jeunes filles de Douala aujourd’hui lycée de New-Bell.

En 1947, par le biais de Louis Paul Aujoulat, l’assemblée territoriale lui octroie une bourse d’études pour la France où elle décroche un diplôme d’infirmière hospitalière d’État en 1952 et se spécialise en maladies tropicales à l’Institut Pasteur en 1953. Elle épouse un Libanais du nom de Touffic, avec qui elle a un garçon, Daniel Boubakari, qui s’établit à Bafoussam. Elle divorce avant de revenir au Cameroun.

Elle connaît depuis 1955 Ahmadou Ahidjo. Les deux jeunes gens ont une passion pour la lecture ; au départ ils échangent des romans. Ils se marient le 17 août 1957 ; c’est sa seconde épouse  Elle est alors infirmière spécialiste en maladies tropicales . Elle a avec lui trois filles : Babette, Aissatou et Aminatou. Elle a aussi un fils, Daniel Toufick, né avant son mariage avec le président Ahidjo. Mohamadou Badjika Ahidjo, aujourd’hui député et ambassadeur itinérant, est le fils d’Ahidjo avec sa première épouse, Ada Garoua. Après la démission de son mari en 1982 puis sa condamnation à mort par contumace à la suite de son implication supposée dans le coup d’État manqué de 1984, elle ne peut retourner au pays avec lui et s’installe à Dakar (Sénégal), où elle vivra toujours.

Son mari est mort le 30 novembre 1989 ; elle milite depuis pour sa réhabilitation officielle et notamment, le rapatriement de ses cendres au Cameroun. Toutefois on retiendra que, réservée et intelligente qu’elle était, elle a mis son éducation, ses conseils et sa finesse au service de l’homme politique qu’était son mari.

Joel Onana

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