Par Ilyass Chirac Poumie
L’opposant camerounais Hiram Samuel Iyodi a appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir, au lendemain du 61ᵉ jour d’absence de Paul Biya du territoire national. Dans une déclaration diffusée sur les médias sociaux, il affirme que le chef de l’État est « malade et hospitalisé en Suisse » et estime que son incapacité à exercer effectivement ses fonctions impose aux institutions de tirer les conséquences prévues par la Constitution. À ce stade, ces affirmations sur l’état de santé du président n’ont pas été confirmées officiellement par les autorités camerounaises.
Cette sortie intervient alors que les explications fournies par le pouvoir sur l’absence de Paul Biya ont évolué au fil des semaines. Parti du Cameroun le 7 juin 2026 pour ce qui avait été présenté comme un « court séjour privé en Europe », le président n’est plus apparu publiquement depuis. Le gouvernement et les responsables du Rdpc assurent qu’il continue d’exercer ses fonctions, écartent toute hypothèse de vacance du pouvoir et ont, à plusieurs reprises, annoncé son retour comme étant imminent.
Sur les médias sociaux, cette absence prolongée continue d’alimenter les spéculations et les débats sur l’exercice effectif du pouvoir. La controverse est d’autant plus vive que la Constitution révisée en avril 2026 a réintroduit la fonction de vice-président pour assurer la continuité de l’État en cas d’empêchement, un poste qui n’a toujours pas été pourvu. Dans ce contexte, l’appel d’Hiram Samuel Iyodi relance le débat juridique et politique sur les mécanismes constitutionnels de gestion d’une éventuelle incapacité du chef de l’État.
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