Home Société Afrique Cameroun > Wilpf: Les enquêteurs de la masculinité militarisée à l’école
Afrique - 6 juillet 2021

Cameroun > Wilpf: Les enquêteurs de la masculinité militarisée à l’école

Un atelier de deux a réuni les acteurs des organisations de la société civile (Osc), en provenance des régions de l’Ouest et de l’Est. 

Cette école est la suite logique de l’atelier de deux jours tenu à Yaoundé les 14 et 15 juin derniers. Elle va permettre à la vingtaine de participants de comprendre

« comment les masculinités violentes qui sont courantes dans les communautés génèrent des conflits et quels peuvent être les moyens et stratégies à mettre en place pour y faire face »,

comme l’a indiqué Guy Blaise Feugap, le directeur des programmes à Wilpf-Cameroun dans son allocution d’ouverture, en lieu et place de  Sylvie Jacqueline Ndongmo, la présidente empêchée. De manière concrète, l’atelier a porté sur la formation des enquêteurs sur la méthodologie et les outils à utiliser pour la conduite de l’étude dans les régions cibles, notamment les régions de l’Est et de l’Ouest. A l’issue de cet atelier, les enquêteurs vont faire valoir leur expertise pendant un mois sur le terrain. Ils vont y procéder à la collecte des données, lesquelles seront analysées par les consultants. Il est attendu que les résultats de cette recherche soient présentés au mois d’octobre 2021. Wilpf-Cameroun a annoncé compter sur

« la collaboration des populations ciblées et des autorités au niveau des régions ».

Au sein de la plus ancienne organisation des femmes œuvrant pour la paix dans le monde, créée en 1915 par 1136 femmes, on estime que l’une des causes profondes des conflits est la prédominance sans cesse croissante du pouvoir masculin,

« une attitude qui au fil du temps a établi la force, la violence, y compris la violence armée, comme moyen d’expression des hommes », ainsi l’a affirmé Guy Blaise Feugap, avant de confier que c’est bien cela qu’on entend généralement par « masculinité ».

Il faut indiquer par ailleurs que depuis mars 2020, Wilpf mène au niveau mondial une enquête pour comprendre davantage ses causes, ses manifestations, ses implications afin de proposer des stratégies pour y faire face et amener les hommes à utiliser leur pouvoir pour la paix. L’Afghanistan, le Cameroun, la Colombie, la Rdc, auxquels se sont ajoutés la Rca, le Liban, le Nigeria, le Sri Lanka, le Soudan et le Zimbabwe, sont les pays pilotes où sont menées ces enquêtes.

« Au Cameroun, nous voulons faire face aux masculinités violentes et nous y sommes engagés depuis juillet 2020. Notre approche comprend trois axes : la construction d’alliances avec divers acteurs en vue d’un travail en synergie autour de cette question. L’analyse à travers la recherche pour comprendre comment les masculinités génèrent des conflits. Le plaidoyer auprès des décideurs au niveau local et national pour impulser un changement »,

telle est la démarche envisagée par Wilpf-Cameroun pour dompter les masculinités violentes.

Cet atelier qui s’est achevé hier s’est tenu avec le partenariat de  « MenEngage alliance » au Cameroun qui travaille avec Wilpf sur la question. Il y a aussi 

« Horizon jeune », « le Centre international bilingue d’accueil et d’encadrement des enfants vulnérables », « Femmes pour la promotion du leadership moral » et « l’Association des hommes engagés pour la promotion du genre et l’égalité entre les sexes ».

Pour terminer, Guy Blaise Feugap, qui par ailleurs est le chef de ce projet, a lancé un appel à tous les acteurs et partenaires sociaux pour qu’ils « prennent à cœur l’engagement des hommes et des garçons dans la construction de la paix, afin de contribuer à ramener à notre pays sa renommée de havre de la paix ». Le rendez-vous est pris pour le mois d’octobre prochain pour la présentation des résultats issus des enquêtes sur le terrain.

Léopold DASSI NDJIDJ0OU

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Check Also

Cameroun > Cameroon-info.net: Les activités aux arrêts

Par Antoine Bivana Les lecteurs du site d’information le plus lu du Cameroun, sont sevrés …