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Afrique - 4 semaines ago

Cameroun > Zlecaf: Afreximbank veut booster le commerce intra-africain

Alors que le niveau des échanges intra-africains n’est que de 15% à nos jours, la Banque africaine d’import-export vise changer la donne à travers un financement de 500 millions de dollars.

L’annonce a été faite ce 23 septembre 2021 par le vice-président exécutif de ladite banque en prélude à l’ouverture officielle de la succursale Afrique-centrale, en présence du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

Un nouveau vent souffle désormais en faveur du commerce dans la sous-région. En marge du lancement de son bureau régional pour l’Afrique centrale prévu demain, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), a annoncé les différents mécanismes qu’elle veut mettre en place pour favoriser le niveau d’échanges intra-africains.

C’était au cours d’une rencontre organisée ce 23 septembre 2021 à Yaoundé en présence du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana. Ladite rencontre consistait pour l’entreprise bancaire, à présenter ses programmes, produits et services au milieu des affaires et au gouvernement ; et à définir son appui à la mise en œuvre de la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf). Car à nos jours, le niveau des échanges intra-africains est de seulement 15% contre 60% pour l’Europe, 55% pour l’Asie et 40% pour l’Amérique du Nord.

Ces chiffres du ministère du Commerce démontrent à suffire, le très faible taux de l’activité commerciale entre les pays du continent africain, notamment ceux de l’Afrique centrale par rapport aux autres continents. C’est pour renverser la tendance, que l’Afreximbank a jugé nécessaire d’ouvrir un bureau régional pour l’Afrique centrale basé à Yaoundé, afin de mieux se rapprocher du marché des différents pays de la sous-région. Notamment le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la Centrafrique, la Guinée équatoriale et la République démocratique du Congo.

À travers ce bureau régional, la banque pourra donc apporter la panoplie de ses différents produits et programmes pour les États de la sous-région, pour les Entreprises publiques, les Pme et les institutions financières.

« Nous comptons développer un vaste programme d’investissement dans le commerce et les infrastructures liées au commerce dans les prochaines années dans les différents pays de la sous-région »,

a souligné René Awambeng, responsable des relations clients d’Afreximbank.

« Nous sommes en discussion avec les banques de la sous-région pour la mise en place d’un programme de confirmation de ligne d’importation pour les produits stratégiques qui va avoisiner plus de 500 millions de dollars pour toutes les banques de la sous-région. Et pour financer l’économie, le budget de la banque c’est 5 milliards de dollars pour les 5 prochaines années. « 

a-t-ajouté

Pour le ministre du Commerce, cette

« action déterminante d’Afreximbank donne à nos pays, nos entrepreneurs, à nos créateurs de richesse, l’opportunité de renverser la tendance, de changer de paradigme, de casser les codes ».

Toutefois, Luc Magloire Mbarga Atangana reste tout de même prudent et invite les porteurs dudit projet à ne pas rester seulement dans les spéculations.

« Les solutions sur du papier sont extrêmement alléchantes mais il reste de passer de la parole à l’acte »,

a-t-il ordonné.

Foire commerciale intra-africaine

Pour que cela soit possible, le patron du commerce a lancé un appel à l’endroit des opérateurs économiques et des responsables de la banque.

« Il faut que les opérateurs puissent s’approprier ces mécanismes ; qu’ils puissent s’approcher de la banque et pouvoir financer leurs opérations. Cela vaut également pour les banques locales qui peuvent trouver du financement auprès de l’Afreximbank. Je lance donc un appel à nos opérateurs économiques pour qu’ils tirent avantages de l’ouverture de la succursale Afrique-centrale de la banque dans notre capitale ici à Yaoundé. L’effet de proximité devrait favoriser cette appropriation et puis surtout ce captage des financements qui paraissent extrêmement importants et qui paraissent disponibles »,

a-t-il invité. Et d’ajouter

« à l’adresse de la banque, de s’intégrer dans le contexte, de s’adapter dans le contexte et véritablement de faire preuve d’ouverture. De s’intéresser non seulement à la grosse industrie, mais surtout à la Petite et moyenne entreprise qui est la base même de notre économie, la base de notre développement ».

Alors que ladite rencontre s’est tenue dans un contexte où les entreprises sont dans une situation post-Covid dangereuses parce que les capacités financières ont réduites, et que les coûts des matières premières ont exceptionnellement grimpé, Célestin Tawamba, le patron du Gicam a saisi l’occasion pour lancer un appel à l’aide aux responsables de cette institution bancaire.

« Nous n’avons aucune solution. Est-ce qu’aujourd’hui, vous ne pouvez pas, de façon ponctuelle, apporter un appui pour accompagner de manière provisoire les importations sur cette période difficile en accompagnant peut-être les États pour soutenir les entreprises ? »,

a-t-il demandé.

Peut-être obtiendra-t-il une réponse favorable avant la prochaine foire commerciale intra-africaine (Iatf2021) prévue à Durban (KwaZulu-Natal), en Afrique du Sud, du 15 au 21 novembre 2021.

Rostand TCHAMI

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