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Amerique - 3 semaines ago

Canada > Drame à Gatineau: la thèse du double meurtre suivi d’un suicide confirmée

Des membres de l’entourage du père qui a tué ses deux fillettes avant de s’enlever la vie, mercredi, à Gatineau, ont éclaté en sanglots jeudi en apprenant l’horrible nouvelle. 

«C’étaient des gens ordinaires, exemplaires, une très très belle famille. Ce n’est pas normal»,

s’est exclamée une ancienne voisine,

les larmes aux yeux, lorsque le représentant du Journal lui a annoncé l’épouvantable nouvelle.

Les policiers se sont présentés à la résidence de la rue de Dunkerque, peu après 14h, pour y effectuer une vérification de bien-être. Quelqu’un de l’entourage s’inquiétait et avait alerté les autorités. 

À leur arrivée, les agents ont découvert les corps d’Essodom Kpatcha, 51 ans, d’Orli Kpatcha, 3 ans, et de Liel Kpatcha, 5 ans. 

La police a indiqué que les corps des fillettes ne présentaient pas de marques de violence, mais a confirmé que les décès ont été constatés sur les lieux.

Des autopsies ont été faites au cours de la journée de jeudi afin de déterminer avec exactitude ce qui a causé leur mort. 

«À la suite de l’enquête du SPVG [Service de police de la Ville de Gatineau], des expertises de son service d’identité judiciaire ainsi que des autopsies pratiquées à Montréal par les experts du laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, il a été déterminé qu’il s’agit d’un double meurtre suivi d’un suicide»,

a écrit la police de Gatineau dans un communiqué émis jeudi en fin de journée. 

Divorce

L’homme et la mère des petites victimes, deux fonctionnaires fédéraux, étaient en instance de divorce et se partageaient la garde de leurs enfants. Le quinquagénaire avait récemment fait l’acquisition, seul, de la résidence où s’est joué le drame. 

Il y a quelques semaines à peine, une dispute était survenue entre les parents et avait ébranlé le quartier. Lorsque la mère était venue chercher ses filles un peu plus tôt que prévu, son ex-conjoint avait été pris de colère et aurait frappé la femme au visage. Les policiers avaient dû intervenir.

Patrick, un voisin immédiat, avait d’ailleurs accueilli Orli et Liel cette nuit-là.

«C’était de la violence physique, se souvient-il. Mais même après ce conflit, on voyait [le père] dans son état normal. Je ne voyais aucun indice qu’un événement comme ça allait arriver.»

Crise d’anxiété

Tout comme Patrick, les résidents de la rue de Dunkerque étaient complètement secoués par la tragédie jeudi, puisque le calme règne habituellement dans ce quartier familial du secteur d’Aylmer.

«Jeudi , j’ai quasiment fait une crise d’anxiété en pensant qu’ils avaient souffert»,

a fait savoir Nicolas, un autre voisin.

Sandra Embollo, Avec Le journal de Montréal

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