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Société - 2 semaines ago

Émirats Arabes-unis > Porta Potty: Sociographie d’un phénomène à l’aune des facettes du proxénétisme à Dubaï

Vous avez, sans doute, entendu parler du phénomène prégnant de ces derniers jours, celui de Dubaï porta potty. C'est même le hashtag du moment.

Par Serge Aimé Bikoi

Ces dernières semaines, une vidéo favorisée par l’algorithme « Tik Tok » a, singulièrement, défrayé la chronique. Devenue virale, cette vidéo décèle un contenu exposant une pratique sexuelle immonde. Dubaï porta potty débusque, aux yeux du monde, une excroissance sexuelle offusquante à laquelle s’adonnent des jeunes filles et femmes et leurs bourreaux. Il s’agit de la scatologie, entendez la consommation d’excréments humains par des femmes en pleins ébats sexuels. Si par le passé, certaines fillettes étaient kidnappées et livrées à des réseaux de proxénètes en occident, aujourd’hui, des Africaines, mues par la quête de l’ailleurs et subjuguées par le désir d’aller, à tout prix, à Paris, s’intègrent, délibérément ou naïvement, dans les cercles hideux et vicieux du proxénétisme.

Sans faire une présentation exhaustive de la causalité de l’enracinement du proxénétisme, il s’agit, de manière holistique, de répertorier, comme facteurs explicatifs, la crise des mentalités individuelle et collective; la déliquescence de l’éthique et de la
morale;
l’inversion de l’échelle des valeurs toute chose
incitant certains acteurs sociaux à sublimer les valeurs capitaliste, mercantiliste et nombriliste. A ces déterminants, s’ajoutent la perte des repères socioculturels légitimant la conformité avec des
principes normatifs de la dignité et de l’honorabilité
sociales; la dé-construction de certains modèles de
référence jugés, a priori, comme des vitrines sociales.

Partant de cette nomenclature de causes, la pratique du proxénétisme, dans son mode opératoire, est fort complexe tant les
différents acteurs catégorisés (hébergeurs, bénéficiaires et intermédiaires) ont, chacun à
son giron, un rôle déterminé. De façon descriptive, un
entremetteur donné est commandité pour rechercher et
trouver des jeunes filles dans divers quartiers, dans différents lycées et collèges, ainsi que dans des universités d’Etat et Instituts privés de
l’enseignement supérieur (Ipes). Ce médiateur est,
singulièrement, chargé d’expliquer, substantiellement,
à ces jeunes filles le procédé transactionnel interactif
avec des clients qui, généralement, sont des résidents sexuels dans des hôtels et motels. Dans la même veine, le
« gate keeper » ponctuel leur présente le gain
financier ou la rétribution qu’elles escompteront à
l’issue de la réalisation du film sexuel. Tombées
dans la nasse de l’entremetteur, mieux dans la gueule du
loup circonstanciel, des jeunes scolaire et
universitaire et sans emploi rémunéré pour la
quasi-totalité sont, par la suite, placées aux clients
occasionnels ou, a contrario, aux clients professionnels. Figures emblématiques des différents réseaux de
proxénètes, le jeu ne se limite pas à ce giron puisque ces jeunes filles sont aussi positionnées auprès des
tenanciers des filières de cette pègre sociale, qui
masqués, interviennent en arrière plan, mais
instrumentalisent, en permanence, des hommes et des femmes
à des fins de séduction et de captation des cadettes sociales avides de gain facile. Pour celles qui réussissent
in fine, le point de chute est l’occident appréhendé,
par simple allégorie, comme l’Eldorado. Pourtant, ce qui s’y passe visiblement, c’est la matérialisation de l’enfer des déviances sexuelles à outrance scénarisées dans les maisons closes, dans lesquelles des Africaines engluées dans le gain facile sont enfermées, chosifiées, aliénées, sous- évaluées, martyrisées et bestialisées comme des bêtes de somme.

Par ailleurs, il existe un modus operandi se traduisant par
l’entrée en scène des jeunes filles et des femmes qui,
fondamentalement, se présentent comme des activistes
sexuelles. C’est, par exemple, dans ce segment que se trouvent les influenceuses ou, passez-moi la dérision, les « sexfluenceuses » domiciliées à l’étranger. Ici à l’interne, il s’agit de la catégorie féminine qui sillonne, tantôt régulièrement tantôt
fréquemment, les hôtels à la quête des étrangers, des personnalités publiques, des barons, bref des
individus appartenant à la bourgeoisie compradore. Sur ces entrefaites, elles aguichent divers partenaires qui font des
entrées et sorties dans des espaces hôteliers. Leur capacité de séduction se vérifie à l’aune de leur appareillage vestimentaire concupiscent et déviant, lequel présente des formes suggestives et, a fortiori, des parties
sensibles (poitrine, cuisses, jambes, fesses, nombril, dos,
etc.). En réalité, ces jeunes fréquentes sexuelles
ponctuellles des hôtels se muent, stratégiquement et
techniquement, en apât sexuel. Histoire de séduire et de
tomber, in extremis, dans les bras des résidents sexuels occasionnels et réguliers de ces circuits de loisir, de plaisir, de jouir et de se réjouir. Des îlots de plaisir et de loisir sont donc
des cercles de la jouissance sexuelle. Les investigations
exhaustives menées, depuis des décennies, sont évocatrices des images dignes d’une scénographie sexuelle.

Évocation d’une litanie de répercussions de la pratique des mondanités sexuelles

Ces jeunes filles et femmes enrôlées dans les circuits insidieux et périlleux du proxénétisme sont exposées à sept conséquences :

  1. le vécu du traumatisme psychosocial des jeunes filles impliquées dans des réseaux de proxénètes divers. Traumatisme causé par la démultiplication des formes de
    violences physique et sexuelle endurées durant la pratique de ces perversités sexuelles.
  2. L’avilissement
    de l’être femme consécutif à la transformation de
    son identité sociale en identité sexuelle
  3. La sous-évaluation
    et la minoration du statut des jeunes filles et femmes qui
    deviennent, ipso facto, des êtres indignes incarnatrices
    des anti-valeurs de l’opérationnalité des mondanités
    sexuelles
  4. Le vécu des formes de frustrations et de discriminations dues à la
    perception d’une rétribution inversement
    proportionnelle avec les pratiques sexuelles monstrueuses
    assumées au quotidien
  5. La contraction
    des pathologies sexuellement transmissibles
    et, pire encore, de la pandémie planétaire du
    Sida
  6. L’enrichissement
    des propriétaires des réseaux de proxénètes qui se sucrent, en permanence, sur le dos des cadettes sociales
    qu’ils soumettent, sans coup férir, à des corvées
    sexuelles et, partant, à l’esclavage sexuel
  7. Le risque
    de transplantation des excroissances sexuelles exogènes dans la société camerounaise contemporaine (zoophilie, gérontophilie,
    scatologie, ondinisme, copographie, etc.). Si la zoophilie
    est une déviance sexuelle qui matérialise
    l’accouplement entre une femme et des animaux (chien,
    cheval, gorille, serpent, chat, buffle, chameau, etc.),
    l’ondinisme est une pratique sexuelle où l’on fait
    consommer les excréments à une femme pendant les rapports
    sexuels. la scatologie et la copographie sont, toutes les
    deux, des ignominies sexuelles où l’on enfouit des tessons de bouteilles, voire des parties des bouteilles dans le vaggin d’une femme en pleins ébats sexuels, voire en
    pleine transe sexuelle. Ce sont, par exemple, des pratiques sexuelles en vigueur en occident et auxquelles se livrent
    des Camerounaises, Nigérianes, Centrafricaines, Congolaises, Guinéennes, etc qui tiennent la
    vedette en matière de pratique de la prostitution
    profesionnelle à l’étranger.

Avec la sociographie de ces monstruosités sexuelles, vivement que des Africaines exclavagisées à Dubaï

Serge Aimé Bikoi, Journaliste éditorialiste. Rédacteur en chef panorama papers, Sociologue du développement.

et dans d’autres pays occidentaux fassent leur introspection et entrent dans une dynamique systématique de mutation de comportement. Sinon, le scénario de l’enfer continuera d’avoir droit de cité à leurs risques et périls et au grand ahurissement du bas-peuple. Si jeunesse savait si vieillesse pouvait !

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