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Amerique - Asie - 19 juin 2021

Etats-unis: Deux Yéménites obtiennent leur bon de sortie de Guantanamo

L’administration du président Joe Biden a approuvé le transfert vers un pays étranger de deux Yéménites détenus à Guantanamo depuis 17 ans sur des accusations de soutien aux jihadistes d’Al-Qaïda.

La détention d’Abdel Salam al-Hila, 49 ans, et Ali al-Hajj Sharqawi, 47 ans, « n’est plus nécessaire », a conclu la Commission de révision (PRB) de Guantanamo, selon de nouveaux documents mis en ligne par le ministère de la Défense. Les détenus présentent « un certain niveau de menace au vu de leurs activités passées, mais (…) cette menace peut être atténuée », s’ils sont transférés vers un pays où leurs activités seront surveillées, ajoute la commission, un organisme gouvernemental créé par l’ex-président Barack Obama pour réduire la population carcérale de Guantanamo. Les documents mis en ligne cet organisme, qui évalue régulièrement les cas des détenus de Guantanamo, montrent que la décision a été prise le 8 juin.

Les deux hommes ne seront néanmoins pas libérés tant qu’un accord n’aura pas été trouvé avec un éventuel pays d’accueil. Les deux hommes étaient détenus depuis 2004 à la tristement célèbre prison de Guantanamo, ouverte en 2002 en territoire américain à Cuba pour détenir des membres d’Al-Qaïda et complices présumés des auteurs des attaques du 11 Septembre 2001. La prison est devenue une épine dans le pied de Washington, accusé de détention illégale, de violations des droits humains et de torture.

Ali al-Hajj Sharqawi était accusé d’être un collaborateur de haut niveau d’Al-Qaïda, où il était notamment chargé de recruter des gardes du corps pour son dirigeant Oussama ben Laden. Il n’a jamais été inculpé. Selon un rapport publié en 2019 par l’organisation Physicians for Human Rights, il souffre de multiples problèmes de santé, aggravés par une longue grève de la faim en 2017.

Abdel Salam al-Hila, un ancien officier des services yéménites de renseignement, était lui aussi accusé d’avoir facilité les activités d’Al-Qaïda. Selon Human Rights Watch, il avait été arrêté par les autorités égyptiennes au Caire en 2002 puis remis aux Etats-Unis.

Sur les 40 hommes encore détenus, neuf avaient déjà reçu leur bon de sortie, et MM. al-Hila et Sharqawi portent ce chiffre à 11.  Douze autres détenus, dont Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau présumé des attentats du 11-Septembre, attendent d’être jugés par une commission militaire, qui n’a émis que deux condamnations en deux décennies. Les 19 autres sont dans les limbes judiciaires, détenus sans inculpation et pas blanchis par la Commission de révision.

Avec Afp

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