Afrique Economie panorama 3 octobre 2020 (0) (127)

France > Blanchiment d’argent: Afriland First Bank porte plainte à Paris

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La plainte est déposée devant le doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris. Afriland First Bank attaque le rapport intitulé “des sanctions, mine de rien” publié le 2 juillet par le Gw et de la Pplaaf.

Selon Jeune Afrique, Afriland First Bank a déposé, le vendredi 2 octobre, une plainte en diffamation contre l’Ong britannique Global Witness (Gw) et la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (Pplaaf). La plainte est déposée devant le doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris.

Représentée par Me Éric Moutet, la banque camerounaise, s’est constituée partie civile. Elle attaque le rapport intitulé “Des sanctions, mine de rien” publié le 2 juillet par le Gw et de la Pplaaf.  Afriland First Bank estime que ce document l’accuse de façon diffamatoire de corruption, de complicité de blanchiment. Ainsi que de violations du système de sanctions américain.

L’Ong et la Plateforme, dont le directeur de publication est l’avocat William Bourdon, y décrivent le présumé système de contournement des sanctions américaines mis au point en Rd Congo par l’homme d’affaires Dan Gertler et ses associés. Notamment via la filiale congolaise d’Afriland First Bank.

Une autre plainte de la banque camerounaise, déposée le 1er juillet, est en cours d’examen en France au sein de la section financière du parquet de Paris. Afriland First Bank y estime que les documents utilisés par ses adversaires auraient été obtenus par

vol et abus de confiance. Mais aussi par chantage, corruption privée, violation du secret bancaire ou faux et usage de faux”.

Selon le magazine panafricain, le magnat de mines israéliennes Dan Gertler a lui-même contredit ce rapport en justice, à Paris. Le 2 octobre, il a ainsi déposé une plainte en diffamation similaire à celle d’Afriland First Bank contre Gw et la Pplaaf, par l’entremise de son avocat, Emmanuel Daoud.

L’homme d’affaires y déclare être accusé de façon mensongère et diffamatoire d’avoir construit un réseau de blanchiment et de corruption en vue de contourner les sanctions américaines dont il fait l’objet.

Sandra Embollo, Avec Actu Cameroun


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