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Afrique - 20 mai 2021

France > Devant l’Assemblée nationale: les policiers réclament une justice plus ferme

Les policiers ont manifesté ce mercredi 19 mai devant l’Assemblée nationale pour réclamer plus de sévérité pour les agresseurs des forces de l’ordre. Un rassemblement à l’appel des syndicats de police, deux semaines après le meurtre d’Eric Masson, brigadier à Avignon tué par un dealer.

Deux semaines après le meurtre d’Éric Masson, un brigadier tué sur un point de deal à Avignon, les policiers sont venus dénoncer la violence croissante à laquelle ils sont confrontés et l’inadéquation de la réponse judiciaire. Le drame d’Avignon a ébranlé la profession, déjà marquée par l’assassinat le 23 avril de Stéphanie Monfermé, agente administrative au commissariat de Rambouillet, en région parisienne, par un Tunisien qui se serait radicalisé.

Selon les organisateurs, plus de 35 000 personnes ont répondu à l’appel des syndicats. En début de semaine, les syndicats de policiers ont appelé les citoyens à les rejoindre, ce qui a ouvert la brèche aux politiques et totalement changé la tonalité du rassemblement. Très critiquée par l’opposition, la venue du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui s’est frayé difficilement un chemin dans la foule, s’est déroulée sans heurts, aux sons des klaxons et des sifflets, accessoires habituels des policiers en manifestation.

Les politiques en nombre 

Hormis les Insoumis et Europe Écologie-Les Verts seulement représenté par Yannick Jadot, l’ensemble de la classe politique a ainsi répondu présent, tous ont affiché leur soutien aux forces de l’ordre : la quasi-totalité des élus du Rassemblement national, excepté Marine Le Pen partie visiter un commissariat à Bordeaux  ; Olivier Faure du Parti socialiste ; Fabien Roussel du Parti communiste et des représentants du parti Les Républicains. L’occasion parfaite pour les Républicains de se montrer unis alors qu’ils sont dans la tourmente depuis plusieurs jours. 

La droite et l’extrême droite jouent leur partition à un mois des élections régionales, analyse notre envoyé spécial, Alexis Bedu. Pour ce qui est des élus de gauche, l’objectif est d’occuper le terrain, montrer qu’eux aussi se soucient des revendications des policiers. Mais ce qui ressemble fort à de la récupération politique n’est pas forcément du goût des policiers.

 Ils ne voleront pas la parole des policiers et des citoyens. Ce n’est pas une tribune politique. On l’a annoncé. Ils auront d’autres lieux. Il se prépare des élections. Ils auront des projets à défendre et des revendications à porter. Mais aujourd’hui c’est la parole des policiers et des citoyens. S’ils sont là pour soutenir les policiers, très bien. Si demain ils sont aux commandes, il faudra qu’ils prennent les choses en mains. Les policiers attendent beaucoup d’eux. 

prévient ainsi Olivier Hourcot, du syndicat Alliance police

Plus de sévérité envers ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre

Les policiers réclament une réponse pénale plus forte. La justice doit être plus ferme, et plus rapide quand il y a une agression d’un personnel des forces de l’ordre. Dix millions d’euros supplémentaires ont été annoncés par le Premier ministre, Jean Castex, il y a dix jours. Une somme qui viendra renforcer la sécurité des commissariats de police. Mais il y a aussi la loi de sécurité globale qui, selon Jean Castex, viendra renforcer l’arsenal juridique des policiers.

Plus personne n’a peur de la justice. On le voit chaque jour avec les individus qu’on interpelle. Cela fait que le quotidien des policiers est devenu très dangereux.

Rfi

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