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France > Exclusions politiques: Ce Covid macronien qui menace l’Afrique

La montée inédite des extrêmes sur la scène au pays d'Emmanuel Macron, est un séisme qui soulève des vagues vers le continent, une sorte de Covid créé par Emmanuel Macron qui hante les Palais présidentiels. Le requiem des certitudes !

Par panorama papers
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Par Léopold Dassi Ndjidjou

Le champ politique français est chambardé. C’est le moins que l’on puisse dire face au cinglant désaveu infligé à Emmanuel Macron dans son entreprise folle de dissoudre l’assemblée nationale, dans la surprise générale, dans le but bien compris de stopper et à défaut de ralentir la montée vertigineuse de l’extrême droite de Marine le Pen. Victorieuse en France aux élections européennes, le camp présidentiel sous la psychose a précipitamment ouvert la boîte de pandore avec cette dissolution. Il fallait tout faire pour empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir. Bis repetita, à la sortie des urnes au premier tout, le peuple de la France a redit le désaveu en hissant le Rassemblement national au haut du podium.

A ce moment à coup sûr, l’Elysée a commencé à comprendre que tenter d’exclure un candidat de la course par ce que la France appelle « la tambouille », la mauvaise cuisine, les tripatouillages de toutes sortes, revient à la tâche ardue de colmater une embarcation qui prend l’eau de toutes parts. C’est aussi, de toute évidence aussi, cracher en l’air et la recevoir en pleine figure, c’est vouloir museler la volonté de tout un pan du peuple. Alors que Macron était empressé de colmater les brèches pour mettre le Front national hors-jeu, mal lui en a pris. L’autre « mal », son mal à lui, a surgi ailleurs, aussi pénible que Marine. Le phénomène Jean Luc Mélenchon, le patron de la France insoumise, l’extrémisme de la gauche, le verbe haut et fort, l’homme qui dit tout haut ce que murmure le pouvoir. C’est l’autre adversaire ou ennemi du camp macroniste, qui pilote le Nouveau front populaire.

Au deuxième tour, il a remplacé le Rassemblement national, laissant la deuxième place au camp présidentiel. Au premier tour déjà, il était au 2ème rang, le camp de Macron occupant la piètre troisième place. Faudrait-il en rire ou en pleurer? Pour la première fois au sein de la 5ème République, des voix se sont levées pour demander le départ d’Emmanuel Macron suite à la dimension de l’affront subi dans sa détermination de faire barrage aux extrêmes. On en était là, que dimanche dernier, Jean-Luc Mélenchon et les siens ont remplacé le Front national au haut du podium.

Le leader de la France insoumise n’a pas d’ailleurs mâché les mots comme à son habitude, pour demander à Macron de ne pas contourner l’expression de la volonté populaire. Il a du reste dit toute la détermination de sa famille politique à entrer à Matignon pour appliquer son programme, tout son programme et rien que son programme. L’extrême gauche qui réclame la Primature en France! Excusez du peu! Tout ceci traduit pour le pouvoir non seulement un tournis doublé d’opprobre, mais surtout un effondrement brutal de tout un système politique construit sur le modèle des vainqueurs contre les vaincus, du pouvoir et de l’opposition. C’est terminé! La majorité absolue est introuvable, en dépit des coalitions, à la sortie du deuxième tour. Cela donne un air d’instabilité de la 3ème et de la 4ème République en France. Charles de Gaulle, le père de la 5ème République, devrait se retourner dans sa tombe! Au bout de 68 ans d’existence, la 5ème République est visiblement à bout de souffle. C’est la volonté délibérée d’exclure systématiquement certains Français de l’Elysée ou de Matignon, qui est à plaindre.

Avec cette tripolarisation de la vie politique en France, rien ne sera plus comme avant. Le pouvoir « jupitérien » du président de la République est plus que jamais entamé, le centre du pouvoir étant désormais au palais Bourbon. En Afrique francophone, c’est avec sagesse qu’on regarde tout cela, car le président sénégalais Macky Sall était déjà tombé dans le déshonneur et la déchéance parce qu’il ne voulait voir le Pastef qu’il a même dissout. Mais au bout du compte, c’est Ousmane Sonko, le leader de ce parti qui a eu le dessus.

Les partisans de Macky ont mordu la poussière devant le poulain de celui qui était banni. Pourquoi le Sénégal n’a-t-il pas parlé à la France ? Il y a-t-il d’autres pays africains qui refusent de comprendre qu’il ne sert plus à rien de bâillonner la volonté des peuples ? Jusqu’à quand devra-t-on arriver à la certitude qu’on ne gagne plus seul une élection contre les autres ? On gagne tous, comme on perd ensemble ! Exclusions politiques, le danger d’un Covid virulent venu de France dont il faut se protéger en s’abstenant des tripatouillages.

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