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Afrique - 16 mai 2021

Gabon > Égalité de sexe: Changement révolutionnaire du droit de la femme

Au sortir  du conseil des ministres tenu le 23 mars dernier à Libreville, Madeleine Berre, le porte-parole du gouvernement a annoncé trois projets de loi adoptés au cours des travaux qui visent à accorder plus de droits aux femmes en République gabonaise.

Vendredi 14 mai 2021 s’est réuni à l’Assemblée nationale, les représentants du peuple qui ont voté en majorité pour la réforme du Code civil et pénal en République gabonaise. Des amendements qui s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de promotion des droits des femmes et de la réduction des inégalités femme/homme au Gabon. 

Le premier projet de loi adopté par le conseil des ministres vise la création d’un Observatoire national du droit des femmes.

« La présente loi prise en application de l’article 47 de la constitution, vise à mettre en place les mesures permettant de protéger les femmes contre toutes les formes de violence et de discrimination, de les prévenir, les poursuivre, et les éliminer ; de même que les violences qui affectent de manière disproportionnée dans le milieu familial en promouvant l’égalité réelle entre les femmes et les hommes« ,

a expliqué Mme Berre; Porte parole du gouvernement, ministre de l’emploi, de la fonction publique, du travail et de la formation professionnelle

Le second projet de loi adopté vient modifier et supprimer certaines dispositions qui existaient déjà mais considérées dépassées du code civil en République gabonaise. Il apporte des amendements aux fins de promouvoir l’égalité entre les sexes notamment : l’obligation d’obéissance de la femme; le rôle du mari en tant que chef de famille; le monopole d’administration légale des biens d’un mineur non émancipé au père pour le remplacer par un exercice commun; le choix de la résidence réservé au mari pour en faire un choix commun etc.

Le troisième projet porte modification du code pénal. Il apporte une ouverture plus large du droit d’interruption volontaire de grossesse de sorte que l’état de détresse de la femme n’aurait plus besoin d’être qualifié de grave. La femme sera l’unique personne habilitée a constater son état de déstresse. Sans oublier l’extension dans tous les cas du délai légal d’interruption volontaire de grossesse avec avis médical compte tenu de l’impossibilité de détecter certaines anomalies avant le délai de dix semaines.  

En somme, il ne reste plus qu’au Sénat de se prononcer. Une fois que ces lois seront votées par les deux chambres de l’assemblée nationale, elles entreront dans le cadre du programme «Gabon égalité ». Tout ceci en promotion des droits de la femme et la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes élaborée en 2020 sous la supervision du Premier ministre et de la Première dame. C’est une stratégie qui contient 33 propositions opératoires portant sur l’amélioration des conditions de la femme au Gabon, à mettre en œuvre sur une période de 3 ans.

Gabrielle Mekoui

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