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Séparatisme > Cameroun: Paul Biya engage des «forces spéciales» dans les régions anglophones

La notion attachée à ce contingent, annoncé sur le théâtre des opérations où se trouve déjà le BIR, laisse pantois plusieurs observateurs.

Par panorama papers
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Par Mon’Esse

Le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, a décidé du déploiement d’«un détachement des forces spéciales dans les théâtres d’opérations des deuxième et cinquième régions militaires interarmées (RMIA2 et RMIA5)». Telle est la quintessence d’une correspondance datée du 29 août, frappée du sceau «confidentiel» et qui s’est retrouvée sur les réseaux sociaux.

Emanant du secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR), Ferdinand Ngoh Ngoh, il s’agit en réalité d’un retour de courrier adressé le 10 août au président de la République par le ministre délégué en charge de la Défense  (MINDEF).

Les RMIA et RMIA5 correspondent respectivement aux régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, engagées dans un conflit sécessionniste depuis fin 2016.

En engageant de forces spéciales sur ce terrain où le sang n’a cessé de couler depuis lors, le pouvoir Yaoundé semble vouloir indiquer que l’option militaire reste la meilleure pour venir à bout des milices d’«Ambazonie», cette république fantoche où plusieurs milices séparatistes s’activent désormais.

Du 30 septembre au 4 octobre 2019 à Yaoundé, rappelle-t-on, le gouvernement camerounais avait organisé un Grand dialogue national (GDN) destiné à trouver une porte de sortie audit conflit. Cette grande kermesse avait notamment conféré un régime juridique particulier aux deux régions, désormais autorisées à élaborer des politiques publiques dans les domaines de l’éducation et de la justice. De même, elles bénéficient d’une chambre de représentants et d’une chambre des chefs traditionnels.

Mais ceci n’a en rien refroidi les ardeurs des miliciens, qui ont rejeté ce qu’ils considèrent comme une parodie de dialogue.

En fin juin dernier, Human Rights Watch (HRW) a accusé les rebelles ambazoniens de plusieurs «violations graves des droits humains», dans un «contexte de recrudescence de la violence».

Les forces de défense et de sécurité, massivement déployées dans les zones en guerre, sont elles aussi pointées du doigt par divers rapports d’organismes de défense des droits humains. Lesquels accusent les soldats de multiples exactions sur le théâtre des opérations.

Pour plusieurs observateurs, déployer des «forces spéciales» sur le terrain semble cacher un malaise, voire un aveu d’impuissance. A moins, soupire un haut gradé sous le sceau de l’anonymat, qu’il ne s’agisse d’une nouvelle stratégie, le terrain étant actuellement sous le contrôle du Bataillon d’interventions rapide (BIR). Cette force d’élite est intervenue sur plusieurs fronts en zone anglophone, après de cuisants échecs des unités dites régulières (armée et gendarmerie).

Selon l’ONG britannique International Crisis Group (ICG), la crise sécessionniste anglophone a déjà fait plus de 6000 morts et forcé plus d’un million de personnes à quitter leur terroir.

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