Par Olivia Lemot
Selon le média britannique, cette collaboratrice aurait bénéficié d’une promotion assortie d’une revalorisation salariale de 30 % pendant la période où elle aurait été la maîtresse présumée de l’Italo-Suisse, avant que l’Uefa ne finance, après son départ, son MBA dans une école de commerce. Son ascension rapide au sein de l’organisation aurait suscité des interrogations en interne quant à un possible abus de pouvoir. Mis au courant de la liaison, Michel Platini aurait alors mis Gianni Infantino devant un choix, qui aurait débouché sur le départ de la collaboratrice de l’Uefa.
Contactée par le Telegraph, l’Uefa a confirmé qu’un versement avait bien été effectué à cette période et qu’elle avait connaissance des allégations de liaison, tout en assurant avoir depuis renforcé ses règles internes pour les aligner sur celles d’une organisation moderne. Un porte-parole de la Fifa a de son côté catégoriquement démenti les faits au nom de Gianni Infantino, marié depuis 2001 à Leena Al Ashqar et père de quatre enfants, qualifiant toute insinuation de comportement inapproprié de diffamatoire et affirmant qu’aucune plainte de salarié n’avait jamais été déposée à son encontre.
Cette révélation intervient à un moment particulièrement fragile pour Gianni Infantino, englué dans la polémique après avoir dû abandonner son projet contesté d’ouvrir la Fifa à des investisseurs privés via une société commerciale chargée notamment de l’organisation des Coupes du monde. Sa position à la tête de l’instance mondiale est de plus en plus discutée, la fédération norvégienne de football ayant récemment réclamé sa démission, estimant qu’il ne dispose plus de la confiance institutionnelle nécessaire pour diriger la Fifa.
