Par Olivia Lemot
«Le président de la Fifa Gianni Infantino dément catégoriquement ces allégations, qui sont totalement fausses », a déclaré un porte-parole de la Fifa au Telegraph, ajoutant que « toute insinuation de comportement inapproprié ou de violation des statuts ou règlements est diffamatoire » et qu’aucun employé de l’Uefa ou de la Fifa n’avait jamais déposé de plainte concernant le comportement de Gianni Infantino. Le porte-parole a précisé que toutes les décisions relatives au personnel, y compris les indemnités de départ, avaient toujours été approuvées par les directeurs compétents, conformément à la réglementation en vigueur.
L’Uefa, de son côté, a confirmé qu’un paiement de départ avait bien été versé à la personne concernée, ainsi que la prise en charge des frais d’un Mba dans une école de commerce locale, précisant que ce versement était conforme à la réglementation applicable aux départs de salariés à l’époque des faits. L’instance a toutefois souligné avoir depuis « renforcé » ses règles internes, afin qu’elles « correspondent à celles en vigueur dans une organisation moderne et de premier plan ».
Gianni Infantino a occupé les fonctions de secrétaire général de l’Uefa de 2009 à 2016, avant d’être élu président de la Fifa en février 2016. Ces révélations interviennent alors qu’il traverse une période particulièrement délicate, sous le coup d’une contestation grandissante depuis la fuite, il y a deux semaines, de son projet controversé de céder des parts commerciales et opérationnelles de la Coupe du monde à des investisseurs privés — un projet finalement rejeté par l’Uefa et deux autres confédérations continentales, et pour lequel Gianni Infantino a présenté ses excuses mercredi devant le comité de direction de la Fifa réuni au Maroc. La Fifpro l’avait accusé d’un « profond abus de pouvoir », tandis que la fédération norvégienne de football avait réclamé sa démission.

https://shorturl.fm/sDBau
https://shorturl.fm/t9zk3