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Cameroun | Bala Augustin > Maire de la commune de Yaoundé 5: «Nous allons accueillir la première compétition de skateboard en Afrique.»

La commune au cœur de la ville de Yaoundé se dote d’un complexe sportif moderne. Une infrastructure dotée d’un terrain de basketball, un Cour de tennis ainsi qu’un skate parc. Le sport pratiqué avec des vélos et des patins à roulettes fait son entrée sur le continent par la ville de Yaoundé. La première compétition continentale est prévue au Cameroun en juin 2024. Dans l’entretien que nous vous proposons, le maire de la Commune de Yaoundé 5 revient sur les contours de cette acquisition, fruit d’un partenariat ficelé entre la mairie de Montpellier et la Commune de Yaoundé 5. Dans l’entretien que nous vous proposons, le maire de la Commune de Yaoundé 5 évoque  aussi les chantiers sociaux, managériaux, infrastructurels, économiques, culturels ainsi que le projet d’hygiène et d’embellissement qui fait de Yaoundé 5 la commune la plus propre du Cameroun.

Par panorama papers
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Entretien avec Joseph OLINGA N.

Trois ans après votre arrivée à la tête de l’exécutif de la Commune de Yaoundé 5, quel bilan faites-vous de la feuille de route que vous avez promis aux populations ? 

Nous avons trouvé la Commune de Yaoundé 5 sans Hôtel de ville. Nous n’avions même pas d’espace pour construire un hôtel de ville. Vingt-six ans après sa création, il était temps que la Commune de Yaoundé 5 se dote d’un hôtel de ville. C’est pour cela que nous avons mis une priorité à ce manquement. Pour cela, il fallait d’abord trouver un site.  Nous avons heureusement eu un site approprié au quartier Nkolmesseng. Les travaux sont lancés. Nous avons pu mobiliser trois milliards de Francs Cfa  pour réaliser cette œuvre utilitaire et architecturale dont les travaux de construction sont en cours. Les travaux avancent même si ce n’est pas au rythme que nous aurions souhaité. Nous avons également le marché d’Essos 2. Il s’agit ici de doter la Commune d’arrondissement de Yaoundé 5 d’un marché qui lui est propre. Ce marché sera logé à côté de l’actuel marché d’Essos. Nous avons déjà obtenu une avance de financement d’un montant d’un milliards de Francs Cfa. Ce montant est dédié à la première phase du marché. Il s’agit d’un marché qui va comporter 200 boutiques. Les procédures d’attribution du marché sont très avancées. Nous procéderons au démarrage des travaux d’ici quelques mois. Nous avons aussi pensé qu’il faut construire des toilettes modernes à chaque grand carrefour de la Commune  de Yaoundé 5. Nous pensons qu’il est indécent de voir des gens se soulager dans la broussaille ou aux abords des routes. Il arrive qu’ils vous répondent qu’il n’existe pas de toilettes publiques, lorsque vous les interpellez. Pour l’instant, ces toilettes publiques existent dans les quartiers Mvog-Ada e Essos.  Nous poursuivons cette œuvre dans les autres quartiers de la Commune de Yaoundé 5. Nous avons également engagé l’aménagement des jardins publics et des espaces verts propres. Aucun quartier de l’arrondissement de Yaoundé 5 n’est laissé en marge de ce projet. Vous en trouverez à Nkolmesseng, à Fougerolles, à Essos, à Mvog-Ada. Dès notre arrivé, nous avons contribué à ce que les blocages existants soient levés pour le démarrage des travaux d’aménagement de la route de Nkolmesseng. Grace également à la détermination des autorités gouvernementales, les travaux de la route de Nkolmesseng ont pu être lancés. Nous accompagnons ce projet qui inclus la route principale ainsi que toutes les routes attenantes sont en chantiers à ce jour. Nous avons également des routes qui ont été bitumées dans presque tous quartiers de la Commune de Yaoundé 5. Nous avons la route reliant Madison à la Sonel Mimboman qui est une route bitumée et éclairée. Au quartier Ngousso nous avons deux tronçons déjà bitumés. A Mfandena jusqu’à l’Hôtel le paradis, nous avons trois tronçons. Dans la zone de Safca-descente Elig Essono, nous avons une route qui est bitumée en ce moment. Elle va rallier le stade d’Oyack. A terme, elle va pouvoir rallier la zone de l’Hopital gynéco-obstétrique de Ngousso. Notre souhait est que les usagers puissent rallier l’Hopital gynéco-obstétrique de Ngousso aux quartiers Essos et Mvog-Ada  sans contourner par Santa Lucia et Total Ngousso. Cette route va longer les rails. Nous avons également la route Corneillet-Mobil Essos dot les travaux sont en cours. Nous avons obtenu le financement de ce bitumage auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé. Tou comme la zone de l’ancienne base Hysacam qui relie les quartiers Mvog-Ada et Fouda qui sont également en chantier. Ces routes bénéficient aussi des financements de la Communauté urbaine de Yaoundé. Nous sommes aussi engagés  dans le reprofilage de certains tronçons. L’éclairage public est de mise dans notre commune. Notre souci est d’avoir des quartiers éclairés et des routes praticables. C’est une autre façon de lutter contre l’insécurité. Naturellement, nous avons le Complexe sportif de Mvog-Ada. Il s’agit là de quelques projets initiés et exécutés depuis pratiquement quatre ans, avec l’accompagnement du conseil municipal, l’exécutif communal et le personnel de la mairie de Yaoundé 5. Dans le but de trouver des ressources financières à notre commune, nous avons engagé la construction de deux mini-centre commerciaux. L’un se trouve en face de l’Hopital de la Caisse, avec 18 boutiques en cours d’achèvement. Elles ont déjà été prise par des opérateurs économiques soucieux de les rentabiliser. Nous avons d’autres boutiques à la descente Rue Foe, partant de la Mobil Essos. Il s’agit d’un immeuble qui est en voie de finitions.  Ces centres commerciaux viennent renforcer la dynamique de la mairie dans l’optique de produire des ressources propres.

Yaoundé 5 est connu au plan national et international comme un vivier du sport. On ne vous entend pas beaucoup parler d’infrastructures sportives. Dans le même temps, les populations manifestent un besoin d’espaces consacrés au sport…

Vous me donnez l’occasion de parler du complexe sportif qui était prévu au quartier Mvog-Ada. Le terrain jouxtant la rivière Ewé qui devait l’abriter, ayant été déclaré inapproprié à ce projet par l’entreprise Razel qui avait commencé les travaux de terrassement a constater que le site es imbibé d’eau. Une réalité qui nécessitait des investissements de près de deux milliards de Fcfa pour être viabilisé. Le site devait abriter le complexe sportif qui est conçu et monté en France. Il s’agit d’un financement français obtenu dans le cadre de la coopération entre la Commune de Yaoundé 5 et la mairie de Montpellier, qui nous a épaulé auprès du gouvernement français. Il s’agit d’un projet dont la première phase s’élève à près de 500 millions de Francs Cfa. Il s’agit d’un skate parc. Cette infrastructure va permettre de développer un sport qui est nouveau pour l’Afrique mais qui est très prisé par les jeunes. Il se pratique avec des vélos et des patins à roulettes. Ce complexe comporte aussi un cours de tennis et un terrain de basketball. On y retrouve aussi des vestiaires, des toilettes et quelques boutiques. Nous avons pu obtenir un autre site du gouvernement, à travers le ministre. Ce site se trouve sur la façade arrière du stade de Mfandena. Les travaux de terrassement commencent dans quelques jours. Aussitôt le terrassement terminé, le complexe sera monté. C’est une infrastructure qui vient déjà montée à partir de la France. La France  organiser une compétition internationale de skate board,  au mois de juin de l’année en cours. Il s’agira de l’introduction officielle de ce sport sur le continent africain et, c’est à Yaoundé 5 que ça va se passer. Une compétition dans laquelle est fortement impliquée le ministère français des sports. Nous avons également en projet de construire un stade municipal au quartier Eleveurs. L’espace a déjà été acquis. Nous procédons aux derniers réglages avec le ministère des sports et de l’éducation physique. Ce stade sera doté des vestiaires ainsi que d’autres commodités. C’est vous dire que la jeunesse est au centre de nos préoccupations. Nous avons en ce moment la Foire des jeunes qui est organisée à l’esplanade du stade Omnisport de Yaoundé. De même que la promotion du spor occupe une place prépondérante dans nos projets.

L’occasion nous ai donné de vous interroger sur un certain nombre d’informations qui circulent au sujet de votre style managérial à la tête de la Commune de Yaoundé 5. Avez-vous le sentiment qu’il y a des choses qui ont changé avec votre arrivée ?

Je voudrais d’abord dire que depuis mon arrivée à la Commune de Yaoundé 5, il y a presque quatre ans, plus de deux cent jeunes ont été recrutés à la mairie. J’ai trouvé un effectif de 120 personnes. Nous avons apporté beaucoup d’innovations dans leurs salaires. Il y a des primes, des indemnités qui n’ figuraient pas. Vous avez, entre autres, la prime de salissure, la prime de technicité, la prime d’astreinte, la prime de risque.  Nous avons, par exemple acheté des équipements sportifs de marque pour le personnel et les conseillers municipaux. Nous avons fait souscrire des polices d’assurance qui n’existaient pas. Tous les personnels de la mairie ont des assurances maladie. Nous avons instauré une prime hebdomadaire pour le personnel municipal qui est la « Prime de bon week-end » pour remercier et encourager tous les personnels qui se dévouent à la tache chaque jour au recouvrement des recettes. Une prime pour les encourager et leur éviter des tentations à l’extérieur. Cette prime est reversée à tous les personnels de la mairie. Je ne sais pas si vous connaissez beaucoup d’institutions qui le font ? Je ne veux pas parler ici de la prime du conseil municipal qui est également reversée aux conseillers municipaux. Chaque fois que se tient une session du conseil municipal, le personnel de la mairie reçoit aussi une prime. A mon avis, le personnel de la mairie de Yaoundé 5 est l’un des personnels les gâtés en terme de motivations. Je pense également que nous obtenons des résultats. Ce sont ces résultats qui nous encouragent a verser ces primes. Si nous avions un personnel démotivé, nous ne serions pas parti du simple au triple en terme de mobilisation de nos recettes. A mon arrivée, Yaoundé 5 fait entre 200, 250 et 300 millions FCfa de recettes annuelles. Aujourd’hui nous sommes à 700 millions FCfa de recettes que nous mobilisons par le paiement de l’impôt de nos contribuables. Nous avons trouvé un fichier d’à peu près 6 500 contribuables actifs. Aujourd’hui, nous en sommes à 14 mille contribuables. Malgré le fait de n’avoir pas gagné le concours de la ville la plus propre en 2023, j’ai fais payer la prime de la ville propre à tout mon personnel du service d’hygiène, parce qu’il se dévoue chaque jour a balayer les routes, a curer les rigoles, à  venir nettoyer les jardins. Donc, il faut les encourager. Le personnel de recouvrements a été payé en termes de primes de recouvrements, pour le compte du premier trimestre 2023. Les primes existent à Yaoundé 5e à tous les niveaux. C’est pour cela que vous voyez aussi un personnel motivé.

En d’autres circonstances vous évoquiez la question de l’intégration socioprofessionnelle et économique des jeunes de l’arrondissement de Yaoundé 5.On ne vous entend plus beaucoup sur cette question. Est-ce à déduire qu’elle n’est plus à l’ordre du jour ?

L’intégration socioprofessionnelle des jeunes ainsi que leur autonomie financière sont des problématiques qui nous préoccupent au plus haut point. Nous sommes restés constant sur ce point. La mairie de Yaoundé 5 encourage les jeunes à des degrés divers. Nous finançons des micro-projets. En ce moment, nous attendons que le budget 2024 soit exécutoire pour régulariser les paiements de financements. C’est environ 10 millions que nous consacrons aux jeunes et aux femmes qui nous ont apporté des projets. Générateurs de revenus. Il y a 30 jeunes et femmes qui sont bénéficiaires de ce soutien de la mairie de Yaoundé 5. Notre objectif est de soutenir l’auto-emploi et l’insertion socioprofessionnel des jeunes et des femmes. Cet engagement auprès des jeunes et des femmes nous est bénéfique. Il nous permet d’avoir un retour sur investissement. Ces bénéficiaires, une fois installés, payent des impôts et taxes à la commune. Une partie de nos nouveaux contribuables sont issus de cette catégorie. Nous allons davantage mettre les moyens pour soutenir l’auto-emploi et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes dans la Commune de Yaoundé 5. C’est en créant des emplois et la richesse que nous multiplions notre capacité à collecter les impôts. 

Vous avez également évoqué la nécessité de créer des pools de production dans la Commune de Yaoundé 5. Le projet est toujours d’actualités ?

Nous restons en phase avec notre feuille de route. Nous avons néanmoins rencontré un problème avec le projet de création d’un pool de production horticole. La réalité est que Yaoundé 5 d’aujourd’hui est complètement différent de celui d’il y a dix ans. Il y avait une forte activité agricole dans ce qui était alors appelé « Zone rurale ». Tout autour il y avait une forte activité horticole. Ce n’est plus possible aujourd’hui. Ngona est devenu une zone urbaine. Il n y a plus de place pour des activités agricoles. Le pool artisanal, lui, reste une constante. la seconde phase du financement français que nous avons évoqué, en parlant de la construction du complexe sportif de la Commune de Yaoundé 5 à Mfandena, sera consacrée à la construction d’un centre artisanal communal ainsi qu’un centre culturel. Nous voulons avoir un centre culurel à Yaoundé 5 pour faire rayonner notre culture locale. Les formations professionnelles sont inclues dans ce sillage. Pour l’instant nous soutenons et accompagnons les jeunes qui nous sollicitent pour des stages ou pour leur formation. Nous sommes convaincu à la Commune de Yaoundé 5 que c’est le chemin de l’émergence. L’émergence ne se fera pas par les recrutements à la fonction publique. Elle se fera par l’auto-emploi qui génère la création des richesses.

La Commune de Yaoundé 5 n’a pas été sur le podium du concours de la ville la plus propre du Cameroun, comme ce fut le cas les années précédentes. Du reste, pourquoi votre engouement pour cette problématique dans la Commune de Yaoundé 5 ?

Notre conviction est qu’il faut des cadres de vie propre. Yaoundé est la capitale politique du Cameroun. Yaoundé doit briller de propreté. Nous faisons notre part sur notre territoire qui est la Commune de Yaoundé 5. Les populations aiment vivre et se sentent épanouies dans des cadres de vie propres et sains. Aujourd’hui, nous voyons que nos populations, à l’occasion des mariages ne se décarcassent plus pour aller  centre-ville ou au Bois Sainte Anasthasie pour aller payer de l’argent. Les populations de Yaoundé 5 ont déjà des espaces verts un peu partout dans la Commune de Yaoundé 5. Investir sur l’amélioration du cadre de vie des habitants c’est améliorer leur santé. Vous pouvez observer la réaction des populations de la Commune de Yaoundé 5 après qu’on a pas été déclaré ville la plus propre. La population n’a pas été d’avis avec les résultats. Notre commune a le seul service d’hygiène qui balaie les rues matin et soir. Dans d’autres communes, cette tache est exclusivement réservée à Hysacam. A Yaoundé 5 nous avons un personnel exclusivement dédié à cette tache. C’est ce qui fait que tout le monde constate que Yaoundé 5 est propre.

L’on constate quand-même que presque toutes les emprises des voies d’eau sont occupées à Yaoundé 5.Le maire de Yaoundé 5 ignore le danger que cela représente ou alors il a à cœur de ménager son électorat ? 

C’est une guerre permanente que nous menons contre ces populations inciviques. Ce sont des espaces qui relèvent du domaine public marécageux. Donc, ils ne doivent pas y construire des maisons ou des commerces. Malheureusement, certaines autorités et certains responsables du ministère des affaires foncières délivrent des titres sans recourir à la mairie. Ils cèdent ces espaces à des particuliers. La situation est telle que lorsque nous interpelons ces personnes qui habitent ces endroits à risque, elles nous présentent souvent des titres délivrés par le ministère des domaines. Nous avons engagé une procédure qui vise à rétrocéder ces espaces au domaine de l’Etat. La procédure est assez avancée avec le Mindcaf. Nous pensons que tous les espaces marécageux et à risque, occupés par certaines populations inciviques, seront déguerpis au cours de cette année 2024. C’est l’occasion pour moi d’en appeler à la collaboration des responsables du Mindcaf afin que les domaines qui jonchent les cours d’eau et qui appartiennent au domaine public marécageux ne soient plus octroyés à des particuliers. C’est des gens qui construisent des maisons sur des sites inconstructibles et qui encouragent le phénomène des inondations. Cet état des lieux nous empêche également de curer, entretenir e embellir nos cours d’eau. Ailleurs, les cours d’eau sont des sites touristiques. On se demande comment ces gens font pour avoir des titres fonciers alors que les textes interdissent d’avoir des titres fonciers sur un rayon de vingt mètres autour des cours d’eau. D’autres ont des titres fonciers qui leur octroient des segments de cours d’eau. Nous ne baissons pas les bras. Nous continuons la guerre tout en appelant à la collaboration et au soutien du ministre des affaires foncières. Ces espaces sont réservés à des projets publics et des projets d’embellissement. Nous voulons des parcs et des piste cycle piétons à Yaoundé. C’est autour de nos cours d’eau que nous pouvons développer tous ces projets éco-touristiques.

La mairie de Yaoundé 5 est en fête avec la tenue de la Foire des jeunes de la Commune d’arrondissement de Yaoundé 5. Quel objectif recherche le maire que vous êtes en organisant une foire pour les jeunes ?

La Foire des jeunes de la Commune d’arrondissement de Yaoundé 5 (Fojec) a un triple objectif. Le premier objectif c’est encourager le talent de création de la jeunesse. La plupart des exposants à cette foire qui se tient sur l’esplanade du stade Omnisport de Yaoundé sont des jeunes. Il est donc important de stimuler l’esprit créatif de cette jeunesse et favoriser l’auto-emploi. Nous voulons que la jeunesse camerounaise comprenne que le développement de notre pays ne viendra pas à travers l’intégration à la fonction publique. Le développement du Cameroun se fera par les jeunes et à travers l’investissement privé. Le deuxième objectif est de permettre à la jeunesse de se mouvoir au plan culturel. Les gens veulent par exemple s’exprimer au plan musical, à travers un rythme qui leur est propre : le Mbolé. Malheureusement, ils ne sont pas admis dans les espaces de promotion musicale classique. Du coup, ils sont confrontés à un dilemme.  Il faut pourtant prendre en compte que ce rythme est celui de leur temps. C’est leur authenticité. Nous pensons qu’il faut leur donner les moyens de s’exprimer. Il faut évoluer avec le temps. Leur interdire de se mouvoir à travers ce rythme qu’ils aiment est contreproductif.  Ils ne sont plus dans le Makossa aujourd’hui. Très peu sont dans le Bikutsi. Ils ont créé leur rythme à eux et nous devons faire avec. C’est une exigence de l’évolution du temps. En tant qu’institution publique, nous devons encourager ce qui est positif. Cette mouvance musicale est aussi un symbole de vivre ensemble. Nous pouvons observer ce vivre ensemble à travers leur déploiement dans les veillée funèbres dans nos quartiers. Ils viennent spontanément animer ces moments. Ils ne demandent pas l’argent mais ils viennent témoigner leur solidarité. Il y a un «Challenge Mbolé» à travers la Fojec. Les différents groupes de ce genre musical sont mis en exergue et les meilleurs sont primés. Certains ont déjà acquis la notoriété.  Je pense ici à  Stanley Enow et à tous ces autres jeunes qui ont émergé dans des rythmes qui ne sont pas issus du répertoire musical classique. Beaucoup parmi ceux qui ont émergé dans ces rythmes dit orphelins viennent encourager les autres jeunes à persévérer et à créer. Le Fojec ouvre aussi son accès à d’autres compartiments de l’art comme l’humour et la comédie. Il  y a de nouveaux talents comme Ngon Bassa qui fait des pas impressionnants dans l’humour. Au plan général, la Fojec est un cadre de détente. La Fojec a également pour but d’offrir un cadre de détente. Non seulement à la jeunesse de la Commune de Yaoundé 5 mais aussi à toutes les tranches d’âges de la ville de Yaoundé. Notre role est de favoriser l’épanouissement de l’être humain dans tous les domaines possibles.

La Commune de Yaoundé 5 traine aussi la réputation, au plan national comme international, de commune jouissive. Pour illustration le trop plein de vente à emporter, snack-bar et autres. Est-ce que cette renommée de foyer des rues de la joie n’affecte pas la réputation de votre commune ?

Le problème social que peut créer cette concentration d’espace de loisirs est peut-êtreles nuisances sonores. Parfois le désordre et la débauche.  Mais nous essayons de canaliser cela avec le concours des forces de maintien de l’ordre. Régulièrement nous y faisons des descente, le sous-préfet et moi-même. Parfois, très tard dans la nuit, lorsqu’il nous est signalé qu’il y a la débauche à tel endroit ou qu’il y a une sonorité accrue à un autre, nous procédons aux fermetures des établissements qui sortent du cadre règlementaire. Il existe des espaces ou des quartiers de détente dans toutes les villes au monde. Il n y a pas que dans les quartiers Essos et Mvog-Ada. L’essentiel c’est d’encadrer pour que ce ne soit pas des lieux ou des quartiers d’insécurité. Il ne faut pas que ces endroits deviennent des foyers de débauche. C’est ce combat là que nous menons avec le sous-préfet et les forces de maintien de l’ordre.

Nous sommes de plein pied dans l’année 2024 et l’année 2025 point à l’horizon. Le maire de Yaoundé 5 que vous êtes a le sentiment d’avoir déroulé sa feuille de route ?

Il y a beaucoup de projet mais nous voulons d’abord finir avec ceux que nous avons engagés. Il y a un adage qui dit « Qui trop embrasse, mal étreint.» Nous avons déjà engagé beaucoup de projets et il s’agit de les emmener à leurs termes, avant d’envisager d’autres. Je pense que tout ce qui a été fait et tout ce qui est en cours engagent l’ensemble des préoccupations de nos populations.

Plus précisément, qu’est-ce que le citoyen ou l’habitant de Yaoundé 5 doit attendre en termes de réalisations  du maire Bala Augustin, au courant de l’année 2024 ?

Le citoyen de Yaoundé 5 doit attendre tous ceux qui a été annoncé. L’Hôtel de ville est en construction, la construction du  marché d’Essos doit être amorcée. La construction du  complexe sportif est éminente. Les espaces verts continuent de se créer. Le projet de construction du stade municipal est en cours de maturation. Nous continuons à emménager des routes dans toutes la commune. Si vous sillonner la commune, vous verrez que la Commune de Yaoundé 5 est un chantier permanent. Il y a au moins quatre tronçons en chantiers au quartier Nkolmesseng. Les quartiers Ngousso, Nfandena et Ntem-assi sont également en chantier. La descente Elig-Edzoa, le carrefour Fouda, l’ancienne base Hysacam, Corneillet et Mobil Essos sont en chantiers. Très bientôt nous allons bitumer la zone chapelle Essos-carrefour Madison. Le chantier sera lancé dans quelques semaines. La production du bien-être, l’encadrement des populations et la construction des infrastructures vont se poursuivre en 2024. C’est aussi l’occasion d’appeler les populations à renforcer leur sens du civisme. Tous ce que nous construisons doit être maintenu. Ceux qui ont des activités économiques doivent payer leurs impôts. C’est grâce à ces impôts que la Commune de Yaoundé 5 réalise tous ces projets sur fonds propres. Nous appelons aussi les populations à participer à la bonne maintenance des infrastructures qui sont créées dans la commune. Nous déplorons, par exemple, la dégradation du nouveau jardin que la commune a créé à la descente Rue Foe. Tout a été détruit en deux semaines.

L’accès à l’eau potable est un problème dans la Commune de Yaoundé 5. Même avec des adductions d’eau officielle, certaines populations n’ont pas accès au précieux liquide. Le maire de la Commune de Yaoundé 5 a-t-il jeté un regard sur cette préoccupation ?

C’est une préoccupation qui est constante chez nous. Nous avons engagé la construction des forages à énergie solaire. Nous en avons déjà construit cinq au quartier Ngona vers Nkoabang, au quartier Ngoulmekong sur la route du stade Olembe, à Nkol-Kondi I, au carrefour Pakita, au carrefour Essessalakok (bloc 8). Un autre forage est en cours de construction au quartier Ngousso (derrière Santa Lucia) et un autre au quartier Nkol-Kondi I, au titre de l’exercice 2023. Pour l’exercice 2024, nous avons projeté la construction de deux forages au quartier Mvog-Ada, à côté de la chapelle) et l’autre au quartier Nkolmesseng, non loin du lycée éponyme. Ce sont des forages qui coutent à peu près 20 millions de Francs Cfa l’unité. Ces forages ne sont plus à motricité manuelle. Nous essayons d’en construire dans chaque quartier de l’arrondissement de Yaoundé 5 pour combattre ce problème de manque d’eau dans nos quartiers. C’est vous dire que le problème de manque d’eau dans les quartiers de la Commune de Yaoundé 5 est une préoccupation permanente pour nous. Ces forages dont la fonctionnalité est alimentée par l’énergie solaire peuvent avoir une dizaine de robinets. Il suffit qu’il y ait du soleil pour que l’eau se recharge dans les cuves de réserves.

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Revue de presse du 04 03 2024

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