Accueil PolitiqueAfrique Cameroun > Changement climatique: 4 ministères autour de Patricia Ndam Njoya pour une approche durable

Cameroun > Changement climatique: 4 ministères autour de Patricia Ndam Njoya pour une approche durable

La mairie de Foumban a servi de cadre à la présentation et à la restitution des travaux d’une semaine diagnostique sur le terrain dans le Noun, par un expert togolais en changement climatique, le Dr Abotsi le vendredi 28 avril dernier. La caféiculture au cœur des préoccupations.

Par panorama papers
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Par Léopold DASSI NDJIDJOU

Du beau monde pour tabler sur une thématique qui clôture le travail de terrain dans les communes du Syndicat des communes du Noun. A Foumbot, Koutaba, Foumban, Njimom, Malantouen, Massangam et autres, le Dr Abotsi a fait le diagnostic auprès des planteurs et a livré les résultats de ses observations et constats. « Le développement territorial et agricole au Togo et au Cameroun : approche durable et raisonnée, lutte et adaptation au changement climatique », est le thème autour duquel la restitution des travaux.

Les communes de Blita et Kara au Togo sont sur la même longueur d’onde que la commune de Foumban pour venir à bout de l’impact du changement climatique sur la production agricole de chaque terroir. Ici, celle du café est intéressante. Cela est d’autant certain que quatre départements ministériels ont été représentés au plus haut sommet à Foumban, autour de l’édile de la ville, du préfet et du sous-préfet. Les conseillers municipaux et les planteurs ont aussi répondu à l’appel. Ainsi, le ministère des Mines et du développement technologique ; le ministère du Commerce ; le ministère de l’Environnement et de la protection de la nature ; le ministère de l’Agriculture et du développement rural ont pris la parole pour saluer l’initiative et marqué leur disponibilité à appuyer si possible ce projet dénommé « Clé en mains ». Devant la presse, la présidente du Syndicat des communes du Noun, Patricia Ndam Njoya a précisé que la « la commune de Foumban est associée avec deux communes du Togo dans le cadre d’un parrainage des Yvelines, coopération pour le développement durable ». Ce projet vise à l’heure où le changement climatique fait des dégâts à travers la planète, à « augmenter la production du café et améliorer la qualité du café produit dans le Noun et les Grassfield. Que ce café ait une indication géographique ». C’est ainsi, a-t-elle poursuivi, une prise de responsabilité en mains par les Collectivités territoriales décentralisées (Ctd), en matière de promotion des produits auxquels leurs populations s’adonnent en l’occurrence ici le café.

« Dans le cadre des Syndicats du Noun avec nos partenaires de la Coopération internationale décentralisée, nous sommes engagés pour une production en qualité et en quantité du Café au Cameroun ».

a-t-elle ajouté.

« C’est ensemble que nous allons supporter tous les maillons de la chaîne qui sont les producteurs, les transformateurs et les exportateurs pour que les populations du Noun, puisqu’il est question du Syndicats des communes du Noun à travers à travers des associations coopératives telles que la Copagro qui depuis longtemps travaille en la matière, pour la promotion de la sensibilisation. Il est important que le terroir comme vous l’avez entendu, ait une identité géographique protégée. Le terroir du Noun s’associe au terroir de l’Ouest, car il est pour nous question de faire des cafés des grassfields une marque déposée, dont nous serons un peu le pilote. C’est pour cela que c’est important de remercier tout cet ensemble de personnes qui vont participer à la réussite de ce projet qui est un projet pilote ».

a livré la patronne de la Maison du café comme objectif global à atteindre.

En guise de solutions

« Le travail de l’expert pendant une semaine était un travail de diagnostic des lieux. A partir de ce qu’il ramène, on va s’asseoir pour donner des solutions, pour enseigner sur les solutions à chaque problème ».

a explicité Patricia Ndam Njoya.

En même temps que les solutions seront enseignées, on sera à plus de 50% des objectifs visés parce que l’objectif essentiel est de former les producteurs par rapport aux changements climatiques, et appuyer les Ctd parce que le développement est local comme on ne cesse de marteler ces derniers temps. Si l’approche de la lutte contre le changement climatique est globale, au niveau local cela se transforme en actions réelles. C’est ainsi qu’il y va par rapport au développement. Selon l’expert, on est à 200 kg de café vert par hectare soit une tonne de café cerise par hectare, suite à l’instabilité du climat. « Ce qui n’est pas bon ». Les planteurs ne sont pas suffisamment encadrés. On a besoin des plants qui sont capables de supporter la sècheresse. Il y a le problème de structuration et du financement.

De ce fait, on a retenu des différentes interventions des panelistes qu’il existe des initiatives à l’exemple du projet d’appui à la relance de la filière café du ministère de la l’Agriculture et du développement rural ; la mise sur pied des champs écoles, pour la mise en place des bonnes pratiques. Avec ces champs, on passera de 200 kg à l’hectare à 500 kg. « Il faut changer les égos car on ne peut pas faire seul. Il faut s’ouvrir aux autres. Il faut s’unir. Les groupements d’initiatives communes (Gic) sont une piste. Il faut consommer le café local. Le café Foumban par exemple. La structuration, avec la mise sur pied des centres de traitement post-récolte. On aura de ce fait plusieurs types de café, environ 4 pour multiplier les gains du planteur », a rassuré le coordonnateur national des travaux.

« Le changement climatique est le problème de l’heure. C’est un sérieux problème et il temps qu’on trouve des solutions probantes pour favoriser le développement de cette filière qui depuis quelques années a perdu ses lettres de noblesse. Un travail de qualité qui respecte les traditions pour un café labélisé. J’appelle les Camerounais à consommer le café camerounais ».

a lancé pour sa part la représentante du ministre du Commerce.

Elle a poursuivi en indiquant que la structuration doit être une préoccupation réelle. Un travail collectif pour affronter le marché africain de libre échange de 1,3 milliards de personnes.

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