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🇨🇲 Cameroun | Violences conjugales : Jean de Dieu Momo réclame une répression sans faiblesse contre les « hommes assassins »

Yaoundé, 27 août 2026 – Le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo, appelle à l’arrestation et à l’emprisonnement des hommes qui violentent ou tuent leurs conjointes. Il invite également les voisins et les témoins à intervenir, lorsque cela est possible sans danger, et à dénoncer les auteurs auprès des autorités.

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Par Ilyass Chirac Poumie

Dans une publication sur son mur Facebook, le membre du gouvernement rejette le terme « féminicide », qu’il juge trop pudique pour qualifier des actes commis par de véritables criminels.

« Parlez-moi des hommes assassins et non de féminicides. Ce mot est trop pudique pour masquer, comme un cache-sexe, de véritables criminels qui s’arrogent le droit de tuer sous prétexte qu’ils sont des maris ou des partenaires sexuels ».

écrit-il.

Jean de Dieu Momo réclame « une répression sans faiblesse » contre les auteurs de violences conjugales. Il affirme qu’aucun mariage ni aucune relation sentimentale ne peut servir de justification à des violences physiques ou à un meurtre.

« L’acte de mariage n’est pas une licence pour tuer », martèle le ministre délégué, avant de rappeler qu’aucun mari ne dispose d’un prétendu droit de correction sur son épouse.

« Aucun mari n’a le droit de taper sa femme au Cameroun. Il n’existe aucun droit de correction. Quiconque exerce des violences contre sa conjointe doit être arrêté et mis en prison ».

ajoute-t-il.

Le responsable gouvernemental interpelle également les voisins et les personnes présentes lors des agressions. Il estime qu’ils peuvent empêcher la poursuite des violences et conduire l’auteur devant les autorités, à condition de ne pas recourir eux-mêmes à la violence et de ne pas mettre leur propre sécurité en danger.

Jean de Dieu Momo prévient enfin que les témoins qui restent passifs alors qu’une personne est exposée à un danger peuvent faire l’objet de poursuites pour non-assistance à personne en danger.

Cette sortie intervient alors que le Cameroun connaît une succession de meurtres et d’agressions visant des femmes dans le cadre conjugal. Selon le Collectif Stop Féminicides 237, au moins 40 femmes ont déjà été tuées par des hommes depuis le début de l’année 2026, dont cinq en une seule semaine.

Les organisations de défense des droits humains réclament depuis plusieurs années l’adoption d’une loi spécifique contre les violences basées sur le genre, ainsi que l’amélioration de l’accueil des victimes dans les commissariats, les brigades de gendarmerie, les services sociaux et les juridictions.

Au-delà de la fermeté du discours, les défenseurs des victimes attendent désormais des mesures concrètes : traitement rapide des plaintes, protection immédiate des femmes menacées, poursuites systématiques contre les agresseurs et condamnations à la hauteur de la gravité des crimes.

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