Par Sandra Embollo
Ces projets, qui se trouvent encore à différents stades de développement, concernent notamment les technologies, les minerais critiques, les infrastructures, l’énergie, la foresterie et la logistique. Il ne s’agit donc pas encore de 7 milliards de dollars d’investissements entièrement engagés ou déjà décaissés.
Dans le secteur minier, le groupe américain Tronox et son partenaire australien Lion Rock travaillent sur un projet de rutile évalué à 500 millions de dollars. L’entreprise ARM négocie, quant à elle, le développement d’un projet de cobalt, nickel et manganèse à Nkamouna, avec un investissement initial d’environ 85 millions de dollars.
La société A. Epstein and Sons International, associée au partenaire financier ITF, discute d’un projet d’aéroport de 2 milliards de dollars dans la métropole de Douala. Elle envisage également d’investir 230 millions de dollars dans la construction de salles de spectacle modernes à Yaoundé, Douala et Bamenda.
Dans le domaine énergétique, Hydromine travaille à la réalisation du barrage hydroélectrique de Grand Eweng, sur la Sanaga. D’une capacité annoncée de 1 040 mégawatts, le projet est évalué à 3,5 milliards de dollars.
L’entreprise technologique Cybastion prévoit pour sa part un investissement de 75 millions de dollars dans un centre de données utilisant l’intelligence artificielle et une centrale électrique à Douala. La société financière Azamra ambitionne de faciliter les investissements de la diaspora camerounaise et les paiements numériques transfrontaliers.
FedEx et son partenaire Globex Cameroun préparent également l’installation d’un entrepôt à l’aéroport international de Douala. Une vente d’équipements de 83 millions de dollars portée par Hoffman Equipment doit soutenir les infrastructures et la formation technique.
Les deux gouvernements ont par ailleurs évoqué les obstacles rencontrés par les investisseurs américains, notamment en matière de fiscalité, de transport maritime, de logistique et de réglementation minière. Des groupes de travail conjoints seront créés pour assurer le suivi des engagements avant la prochaine session du dialogue, prévue aux États-Unis en 2027.
