Par Ilyass Chirac Poumie
Selon elle, le président camerounais, âgé de 92 ans, n’apparaît plus qu’aux yeux des diplomates étrangers, notamment français, qui seraient les seuls à témoigner de son état de santé.
« Depuis plusieurs années, ce sont les ambassadeurs de France qui nous font des rapports sur l’état de santé de celui qui est censé présider à la destinée du Cameroun »,
écrit l’autrice, ironisant sur ces messages rassurants relayés par voie diplomatique.
Calixthe Beyala met en doute les affirmations selon lesquelles Paul Biya aurait « bon pied, bon œil », rappelant son absence prolongée de la scène nationale: absence de réunions ministérielles, de visites de terrain ou de meetings politiques.
Elle accuse le président de gouverner « par photo » et « par procuration », tout en séjournant longuement à l’étranger.
https://youtu.be/_254SCyQ5H4?si=VQYCTEavq6Uxs_lo
L’écrivaine appelle ainsi le chef de l’État à prouver sa vitalité par un tour du pays à l’occasion de la campagne électorale, ou à passer la main
« à quelqu’un qui a les capacités nécessaires pour parler à ses concitoyens ». »Nous ne voulons plus d’une gouvernance par procuration. Nous en avons soupé »,
conclut-elle, dans un texte qui circule largement sur les réseaux sociaux et relance le débat sur la succession politique au Cameroun.
