Par Hugo Fouquet
Baptisé Fifa Forward Enterprise (FFE), le projet prévoyait la création d’une nouvelle entité commerciale valorisée à près de 20 milliards de dollars, dont 20 % devaient être cédés à des investisseurs privés. L’objectif affiché était de dégager de nouvelles ressources pour accroître les financements versés aux 211 fédérations membres de la Fifa.
Mais la proposition a provoqué une levée de boucliers. L’Uefa a dénoncé un manque total de transparence et a menacé de boycotter les compétitions de la Fifa. La Confédération asiatique (AFC) et la Concacaf ont également exprimé leur opposition, estimant qu’un tel projet risquait de placer les intérêts financiers au-dessus de ceux du football. Plusieurs dirigeants ont aussi reproché à Gianni Infantino d’avoir lancé cette initiative sans consultation préalable des organes de gouvernance.
Face à cette fronde, Gianni Infantino a finalement annoncé l’abandon du projet. « Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est apparu clairement que ce projet avait créé des divisions qui ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif poursuivi », a-t-il déclaré pour justifier son revirement.
Ce recul constitue l’un des plus importants revers politiques du président de la Fifa depuis son arrivée à la tête de l’instance en 2016. L’épisode a également ravivé les critiques sur sa gouvernance et sur sa volonté de transformer le modèle économique du football mondial en s’appuyant sur des capitaux privés.
