Par Hayley Miles
Le dispositif avait été lancé à titre expérimental en 2025. Jusqu’à présent, les agents consulaires pouvaient exiger une caution de 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars. La version définitive supprime le palier de 5 000 dollars et relève le plafond à 20 000 dollars, laissant aux consulats le soin de déterminer le montant au cas par cas.
Le Département d’État affirme que cette mesure vise à réduire les dépassements de durée de séjour (visa overstays), un problème que l’administration Trump considère comme un facteur important de l’immigration irrégulière. La caution est remboursable si le titulaire du visa respecte les conditions de son séjour et quitte les États-Unis dans les délais prévus.
Des organisations de défense des droits des immigrés dénoncent toutefois une politique qui risque de décourager les voyages légitimes vers les États-Unis, en particulier pour les familles, les étudiants et les voyageurs d’affaires issus de pays à faibles revenus. Elles estiment également que le dispositif pourrait avoir un effet discriminatoire en touchant majoritairement des pays africains.
Selon le Département d’État, une cinquantaine de pays sont désormais concernés par ce programme, dont plusieurs États africains tels que le Cameroun voisin du Nigeria, le Sénégal, le Gabon, la Côte d’Ivoire, l’Ouganda, la Tanzanie, la Zambie ou encore le Zimbabwe.
