Par Madani Charaf
Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, toute nouvelle attaque américaine contre les installations énergétiques iraniennes entraînerait une riposte « proportionnée » visant notamment des infrastructures stratégiques en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar ainsi qu’en Israël. Téhéran a également prévenu que tout pays participant à une éventuelle opération militaire contre l’Iran serait considéré comme partie au conflit.
Cette mise en garde intervient alors que le président américain Donald Trump n’exclut pas de nouvelles frappes contre l’Iran après les récents affrontements entre les deux pays. Les tensions alimentent les craintes d’une perturbation majeure des marchés mondiaux de l’énergie, le détroit d’Ormuz — par lequel transite une part importante du pétrole mondial — restant au cœur des inquiétudes.
Les derniers incidents, notamment des attaques de drones contre des installations au Koweït et les menaces pesant sur les voies maritimes stratégiques du Golfe et de la mer Rouge, renforcent les risques d’un embrasement régional susceptible d’affecter durablement les approvisionnements énergétiques mondiaux.
