Par Sandra Embollo
Le général Hector Marie Tchemo quitte ainsi le poste de major général de l’État-major des armées, l’un des plus stratégiques de la chaîne de commandement des Forces de défense. Il est remplacé par le général Hippolite Ebaka, officier supérieur déjà promu au grade de général de division lors d’un précédent mouvement de carrière. Cette nomination s’inscrit dans une vaste série de décrets présidentiels réorganisant les principaux commandements militaires.
En revanche, le général René Claude Meka conserve son poste de chef d’État-major des armées. Âgé de 87 ans, il reste officiellement à la tête des Forces de défense alors qu’il n’est plus apparu publiquement depuis plusieurs mois, alimentant de nombreuses interrogations et spéculations sur son état de santé, largement relayées sur les médias sociaux.
Le maintien du général Meka contraste avec le renouvellement observé à d’autres niveaux de la hiérarchie militaire. Plusieurs officiers généraux ont été promus ou affectés à de nouvelles responsabilités, notamment à la Garde présidentielle, au Bataillon d’intervention rapide (BIR) et à la Gendarmerie nationale, dans le cadre d’une recomposition du haut commandement décidée par décret présidentiel.
Le général René Claude Meka dirige l’État-major des armées depuis janvier 2001, ce qui fait de lui l’un des plus anciens chefs militaires en exercice en Afrique. Son maintien en fonctions intervient dans un contexte marqué par l’absence prolongée du président Paul Biya de la scène publique et par une multiplication des débats sur les réseaux sociaux autour du fonctionnement des institutions et de la chaîne de commandement au sommet de l’État.

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