Par Olivia Lemot
La reprise des cours restera conditionnée à la sécurité des élèves et des personnels. Dimanche, Édouard Geffray a annoncé que plusieurs centaines de lycées seraient encore affectés lundi, avec des fermetures complètes ou des interruptions partielles. Le ministre a fait état de 24 établissements incendiés ou saccagés. Ces chiffres constituent le bilan présenté par les autorités.
En Île-de-France, la présidente de région, Valérie Pécresse, a annoncé que plus de 160 lycées resteraient fermés lundi. Parallèlement, des arrêtés préfectoraux limitent les rassemblements aux abords d’établissements désignés, selon la liste publiée dimanche par Le Figaro.
Ces mesures concernent Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne et les Yvelines, avec des périodes d’application variables. Dans l’Oise, les interdictions annoncées pour les 5 et 6 octobre visent les lycées Jules-Uhry à Creil, Marie-Curie à Nogent-sur-Oise, Mireille-Grenet à Compiègne et Cassini à Clermont. Elles portent sur les abords de ces établissements et ne constituent pas une interdiction générale de manifester.
La mobilisation s’est étendue la semaine dernière autour du manque d’enseignants, des conditions d’apprentissage et des moyens accordés aux établissements. Les dégradations commises en marge des blocages ont ajouté une urgence sécuritaire à ces revendications scolaires. Des représentants lycéens ont désavoué les violences tout en appelant à poursuivre la mobilisation mardi 6 octobre, avec le soutien d’organisations syndicales.
Pour tenter de débloquer la situation, le premier ministre Sébastien Lecornu a demandé dimanche une reprise des cours partout où la sécurité le permet. Sa feuille de route prévoit de traiter en priorité, dans chaque académie, les absences longues d’enseignants et les postes non pourvus. Un premier bilan est attendu le 16 octobre.
Le chef du gouvernement doit également réunir mardi les présidents de région sur la rénovation des lycées. Il réclame, d’ici à la fin octobre, de premières propositions pour améliorer Parcoursup, la plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur.
La semaine qui s’ouvre doit ainsi permettre d’évaluer deux éléments : la capacité des établissements à accueillir de nouveau leurs élèves et les premières réponses concrètes aux difficultés dénoncées par les lycéens.
Source complémentaire : Le Figaro
