Par Madani Charaf
Les raisons de ce départ n’ont pas été précisées dans la première annonce. Reuters ne fait pas non plus état de la désignation d’un successeur permanent.
Mohsen Paknejad dirigeait le ministère depuis août 2024, après l’arrivée au pouvoir du président Massoud Pezeshkian. Son parcours comprenait plusieurs responsabilités dans l’industrie pétrolière, notamment au sein de la National Iranian Oil Company (NIOC). À sa prise de fonctions, il avait présenté l’augmentation des capacités de production de brut parmi ses priorités.
Hamid Bovard appartient également à la direction du secteur. Il avait été nommé à la tête de la NIOC par Paknejad en août 2024. Son intérim place ainsi la conduite du ministère entre les mains du responsable de la principale compagnie pétrolière publique iranienne.
Ce changement intervient dans un secteur soumis aux sanctions américaines. Le 13 mars 2025, le département américain du Trésor avait lui-même sanctionné Paknejad, ainsi que des acteurs du transport maritime de pétrole iranien, dans le cadre de la pression exercée par Washington sur les recettes pétrolières de Téhéran.
En juillet 2026, Paknejad affirmait encore que les exportations iraniennes se poursuivaient normalement malgré l’annulation d’une dérogation américaine de 60 jours aux sanctions pétrolières. Cette déclaration témoignait de la volonté affichée par Téhéran de maintenir ses ventes face aux restrictions de Washington.
Le départ du ministre survient aussi sur fond de tensions autour du détroit d’Ormuz. Dimanche, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a déclaré que sa réouverture restait subordonnée à sept conditions iraniennes. Aucun lien entre ce dossier et la démission de Paknejad n’a été établi dans l’annonce rapportée par Reuters.
