Par Hugo Fouquet
Paris, 5 octobre 2026 (Panorama Papers) – Calixthe Beyala a vivement répondu à la journaliste Violaine de Montclos, qu’elle accuse de la présenter comme une « plagiaire récidiviste ». Dans un texte adressé à la journaliste, l’écrivaine affirme que les accusations évoquées concernent un seul ouvrage et dénonce ce qu’elle considère comme de la diffamation.
« Je tiens à vous préciser que tous les soi-disant plagiats que vous signalez ne concernent qu’un seul livre… Le reste est diffamation pure et simple ! », écrit-elle. Beyala reproche à son interlocutrice de raviver cette affaire sans restituer les prises de position favorables dont elle affirme avoir bénéficié à l’époque.
L’auteure reconnaît une condamnation pour « plagiat partiel », tout en soulignant que des membres de l’Académie française avaient, selon elle, dénoncé une « tentative de mise à mort injustifiée ». Elle accuse la journaliste d’avoir omis ces réactions dans son article.
« Pourquoi omettez-vous ces réactions ? », demande-t-elle, invoquant également le soutien de ses éditeurs et du monde de l’édition. Elle affirme avoir obtenu le prix de l’Académie française avec 39 voix sur 40, un résultat qu’elle présente comme une marque de reconnaissance de son œuvre.
Beyala défend aussi sa Légion d’honneur, ses autres distinctions et les traductions de ses livres à travers le monde. À ses yeux, cette reconnaissance internationale doit conduire ses détracteurs à remettre en question leurs méthodes. Elle dénonce un traitement qu’elle qualifie de « racisme pur et simple ».
Dans cette riposte, l’écrivaine interpelle également Pierre Assouline au sujet des soupçons d’usage de l’intelligence artificielle visant Thélyson Orélien. Elle lui demande si les mêmes vérifications ont été menées sur les ouvrages d’autres auteurs.
« Répondez à cette question sans attaquer la personne qui la pose », insiste-t-elle, recentrant son propos sur l’égalité de traitement dans l’examen des œuvres littéraires.
L’écrivaine conclut son message en revendiquant sa résistance aux attaques : « Apprenez donc à connaître la puissance morale et spirituelle de la femme noire. »
