Par Léopold DASSI NDJIDJOU
La seconde cadence de la cérémonie, le clou de la partie, est la concrétisation officielle de la Fondation Fonkwe Prudentia. Un an après le décès de Fonkwe Prudentia, née Tamonkeng,
affectueusement appelée « Mama Joe, sa famille lui rend un vibrant hommage en poursuivant son œuvre d’amour et de compassion, de dévouement désintéressé.
Il s’agit des traits marquants, la force et l’amour de cette dame de cœur à l’endroit de tous ceux qui sont en peine. Le Minproff dont l’illustre disparue était une collaboratrice en tant que sous-directrice chargée de la liaison internationale, a témoigné les qualités altruistes de la défunte tout en engageant sa famille à qui elle a donné son onction pour le lancement de la Fondation, à garder le cap de la vision de cette dame qui avait fait de la scolarité des filles vulnérables et de leur autonomisation, son cheval de bataille.
“ Mon épouse a travaillé avec le Minproff, et elle a beaucoup œuvré pour les jeunes filles qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école. Elle même a été victime des préjugés sociaux car dans sa jeunesse on pensait qu’il fallait plutôt éduquer le garçon, et on disait qu’il faut envoyer la jeune fille en mariage pour avoir de l’argent pour l’éducation des garçons. Or, un enfant c’est un enfant. Elle a réussi, malgré tous ces préjugés de la société. Toute sa vie, elle a œuvré pour que la jeune fille aille à l’école, et nous voulons continuer. Même si elle est décédée, ses idées sont en train de continuer à vivre avec nous”.
confie Joseph Fonkwe Fongang, son époux qui est par ailleurs le Premier président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême.
Toujours selon son époux, le promoteur de la fondation dont le siège est établi à Buéa dans le Sud-Ouest,
la meilleure manière de perpétuer les œuvres humanitaires de sa défunte épouse, une femme vertueuse, est de poursuivre son engagement en offrant à des milliers de jeunes filles l’opportunité d’accéder à une éducation de qualité sur l’ensemble du territoire national. Dans la foulée de ce témoignage de proximité, sa première belle-fille, Solange Fonkwe souligne que Mama Joe aimait aider les gens. Les garçons, les filles, les pauvres , les riches.
Elle faisait en sorte que ceux qui la rencontrent soient contents. Dans son enfance, son papa ne voulait pas qu’elle aille à l’école. A un certain âge, elle a lutté pour cela et au bout de ses combats, elle a pu aller à l’école. On apprend que Mama Joe a toujours souhaité que toutes les filles soient éduquées pour mieux s’affranchir des handicaps de la société. Ainsi, quand elle était la directrice du Centre de la promotion de la femme, elle disait à chaque fille d’être indépendante, de chercher à travailler, pour plus tard s’occuper de sa famille même si elle n’était pas mariée.
Elle a ajouté que cette Fondation voit le jour pour concrétiser les idées de sa belle-mère. “ Comme elle vit dans nos cœurs, à travers la Fondation, elle va vivre dans le cœur de beaucoup de jeunes filles”.
a-t-elle conclu.
Dans ce concerto de témoignages, un autre membre de la famille Fonkwe estime qu’il était nécessaire d’honorer l’héritage de l’illustre disparue et c’est pour cela que la Fondation Fonkwe Prudentia est mise sur pied, le reflet des valeurs qui guidaient sa vie.
“À travers cette fondation, des portes s’ouvrent, des vies sont renforcées et des avenirs sont transformés, garantissant ainsi que son impact perdure pour les générations à venir”.
soupire ce dernier pour terminer.
