Par Madani Charaf
Le président israélien Isaac Herzog aurait écarté, pour l’instant, l’idée d’accorder une grâce à Benjamin Netanyahu, actuellement jugé dans plusieurs affaires de corruption. D’après des informations confirmées par plusieurs médias, dont le New York Times, le chef de l’État favoriserait plutôt la conclusion d’un accord de plaidoyer entre les parties.
Cette option impliquerait un aveu de culpabilité de la part du Premier ministre, une démarche susceptible de clore une procédure judiciaire longue et politiquement sensible. Herzog estime qu’un tel accord constituerait une solution plus appropriée pour préserver l’unité nationale, dans un contexte de fortes tensions politiques.
Le président a ainsi indiqué qu’il n’envisageait pas de décision immédiate concernant une éventuelle grâce, préférant attendre l’issue de possibles négociations entre les avocats de Netanyahu et les autorités judiciaires.
De son côté, Benjamin Netanyahu, qui nie les accusations de fraude, corruption et abus de confiance, avait déposé une demande de grâce en novembre dernier, affirmant que son procès divisait profondément la société israélienne.
Alors que cette affaire continue de polariser l’opinion publique en Israël, la position du président Herzog souligne une volonté de privilégier une solution judiciaire négociée plutôt qu’une décision unilatérale, laissant planer l’incertitude sur l’issue politique et judiciaire de ce dossier.
