Par Sandra Embollo
La justice kényane a suspendu, vendredi, la mise en service d’un centre de quarantaine et de traitement financé par les États-Unis et destiné à accueillir des ressortissants américains exposés au virus Ebola.
Saisie par des organisations de la société civile, dont le Katiba Institute, la Haute Cour estime que le projet pourrait présenter des risques pour la santé publique et soulève des questions de respect des procédures constitutionnelles, notamment en matière de transparence et de consultation.
Prévu sur une base militaire à Laikipia, dans le centre du pays, le centre devait entrer en activité dans le cadre de la réponse américaine à la flambée d’Ebola enregistrée en République démocratique du Congo et en Ouganda voisins.
Les plaignants dénoncent notamment l’absence d’infrastructures de haut niveau adaptées à la prise en charge de cas hautement contagieux, ainsi qu’un manque d’information sur les modalités de l’accord conclu entre Nairobi et Washington.
La cour doit se prononcer de nouveau sur le dossier lors d’une audience prévue la semaine prochaine.
