Par Idrissa Diallo Bah
Malgré le boycott d’une partie de l’opposition contestant son retour comme député, le leader du PASTEF devient le 14e président de l’institution parlementaire, succédant à El Malick Ndiaye, qui avait démissionné dimanche dernier.
Au-delà de la portée politique immédiate, cette élection place désormais Ousmane Sonko dans une position stratégique au sommet de l’État sénégalais. En tant que président de l’Assemblée nationale, il devient constitutionnellement l’une des principales figures de succession au pouvoir.
Sa nouvelle fonction fait ainsi de lui un potentiel successeur du président Bassirou Diomaye Faye en cas de vacance du pouvoir, de démission ou d’empêchement du chef de l’État, selon les mécanismes prévus par les institutions sénégalaises.
Ce repositionnement spectaculaire de Sonko, passé de la Primature au perchoir de l’Assemblée nationale en quelques jours, illustre les profondes recompositions actuellement à l’œuvre au sein du pouvoir sénégalais et confirme son influence grandissante dans l’appareil d’État.
Fondateur du parti PASTEF, Ousmane Sonko est considéré comme l’une des figures politiques les plus influentes du Sénégal contemporain. Son alliance avec Bassirou Diomaye Faye avait conduit à la victoire présidentielle du camp souverainiste, avant que les récents changements institutionnels ne ravivent les spéculations autour des équilibres internes du pouvoir.
