Par Hayley Miles
Ce chiffre dépasse d’au moins 20 000 celui enregistré durant la même période en 2025, selon Indrika Ratwatte, secrétaire général adjoint par intérim aux affaires humanitaires.
Cette annonce intervient quelques jours après une attaque particulièrement meurtrière menée par des gangs à Kenscoff, dans les hauteurs de Port-au-Prince. Au moins 47 personnes ont été tuées, dont trois garçons et deux filles. Des maisons ont été incendiées et des habitants réfugiés dans une église ont été attaqués. Plus de 50 personnes ont également été enlevées.
Le massacre s’est produit quelques jours après l’arrivée du premier vol d’expulsion en provenance des États-Unis depuis la suppression du statut de protection temporaire accordé à environ 350 000 Haïtiens. Un autre vol transportant des migrants expulsés des États-Unis et des Bahamas est arrivé jeudi.
L’Onu estime que l’afflux de personnes renvoyées de force accroît la pression sur un pays confronté à une crise sécuritaire, politique et humanitaire majeure. Plus de 21 000 personnes ont été tuées depuis 2022 dans les violences liées aux groupes armés.
Les gangs continuent par ailleurs de bénéficier d’un important trafic d’armes. Selon les Nations unies, la plupart de celles utilisées en Haïti proviennent du sud-est des États-Unis et transitent notamment par la frontière avec la République dominicaine.
L’insécurité compromet également la préparation des premières élections haïtiennes depuis une décennie. Le Conseil de sécurité doit se prononcer en septembre sur le renouvellement du mandat de la Force de répression des gangs, dont l’effectif devrait atteindre 5 500 membres.
