Par Joël Onana
Yaoundé, 7 octobre 2026 (Panorama Papers) – Le Cameroun s’offre le sommet. La 8e édition du Championnat du monde de nanbudo, organisée pour la première fois en Afrique au Palais polyvalent des sports de Yaoundé, a livré son verdict dimanche 4 octobre : la sélection nationale termine en tête du classement général avec 19 médailles — 15 en or, 3 en argent et 1 en bronze — devançant la France (10 médailles, dont 1 en or) et la Côte d’Ivoire (10 médailles, dont 1 en or).
Près de 150 athlètes issus de 18 pays ont pris part à la compétition, autour des épreuves de kata et de Ju Randori. Portée par 26 compétiteurs, la Team Cameroun a confirmé sa place parmi les nations dominantes de la discipline : lors du précédent Mondial, organisé à Casablanca en 2025, elle avait déjà décroché 42 médailles, dont 15 en or.
Cette édition avait une dimension historique. Le rendez-vous de Yaoundé coïncide avec le cinquantenaire de l’implantation du nanbudo au Cameroun, après l’arrivée de son fondateur, Yoshinao Nanbu, dans le pays en 1976. Art martial dérivé du karaté, créé en 1978 par le maître japonais (1943-2020), le nanbudo met l’accent sur les techniques défensives et l’esquive.
Parmi les performances remarquées : la Tchadienne Marie-Noëlle Denembaye a remporté deux médailles de bronze, et les onze athlètes ivoiriens — dont Koua Bosson et Kouassi Inès — repartent avec la troisième place mondiale.
Reste à savoir quel hommage le ministère des Sports réservera aux champions. Mais une chose est sûre : à cinquante ans de son arrivée au Cameroun, le nanbudo n’a jamais été aussi vivant.
