Par Madani Charaf
Le Corps des Marines américain avait officiellement informé son homologue sud-coréen dès le mois de juin qu’il lui serait difficile de réunir les effectifs nécessaires à cet exercice de niveau divisionnaire, a indiqué lundi un porte-parole de l’armée sud-coréenne.
Organisé notamment dans la région de Pohang, « Ssangyong », également appelé « Twin Dragons », mobilise habituellement entre 10 000 et 20 000 militaires, ainsi que des navires d’assaut amphibie et des avions de combat. Séoul envisage désormais de conduire seul une partie des manœuvres, tandis que les deux alliés poursuivent leurs discussions sur une éventuelle reprise de l’exercice.
Cette annulation intervient quelques jours après la réduction anticipée des manœuvres annuelles « Ulchi Freedom Shield ». Le président américain Donald Trump avait critiqué leur coût, leur caractère jugé hostile envers la Corée du Nord et le refus de Séoul de soutenir Washington dans la guerre contre l’Iran.
Ces décisions alimentent les interrogations sur la capacité des États-Unis à maintenir simultanément leur dispositif militaire au Moyen-Orient et leur présence stratégique en Asie. La Corée du Nord considère depuis longtemps les exercices américano-sud-coréens comme des répétitions en vue d’une invasion. Après la réduction d’« Ulchi Freedom Shield », Pyongyang a tiré dix missiles balistiques à courte portée.
Source: Reuters
