Par Ilyass Chirac Poumie
Kinshasa, 3 octobre 2026 (Panorama Papers) – La coopération militaire entre les États-Unis et la République démocratique du Congo prévoit un renforcement des capacités de l’armée congolaise, mais subordonne toute aide à sa modernisation à des progrès durables dans son fonctionnement, selon le mémorandum consulté par RFI.
Signé à Washington le 4 décembre 2025, ce document place la sécurisation des ressources minières et des installations stratégiques parmi les priorités du partenariat. Il mentionne également la préservation de l’intégrité territoriale congolaise.
La formation constitue le premier volet du soutien envisagé. Washington ambitionne de développer en Rdc un programme de formation militaire professionnelle d’une ampleur inédite en Afrique centrale. Les domaines concernés comprennent notamment le renseignement, la logistique et le génie militaire.
Le dispositif prévoit aussi une coopération dans la surveillance des frontières et le partage d’informations. En revanche, les demandes d’équipements et de modernisation doivent faire l’objet d’un examen conditionné aux résultats des réformes militaires.
Selon RFI, les États-Unis attendent des avancées durables dans la professionnalisation des forces congolaises, la protection des droits humains et les mécanismes de responsabilité. Aucun financement automatique n’est prévu : les actions dépendront des moyens disponibles et des cadres légaux des deux pays.
Valable cinq ans, le mémorandum ne crée pas d’obligations juridiquement contraignantes. Sa mise en œuvre nécessite des instruments complémentaires pour définir les modalités concrètes de coopération.
Ce volet sécuritaire accompagne le rapprochement économique officialisé entre Washington et Kinshasa en décembre 2025. Le partenariat stratégique porte notamment sur les minerais critiques, les infrastructures et la gouvernance, dans un contexte de concurrence internationale pour l’accès aux ressources indispensables aux industries technologiques et de défense.
