Par Sandra Embollo
Le ralliement de Jean Moïse Mbog constitue un spectaculaire retournement politique. Hier encore engagé aux côtés d’Issa Tchiroma Bakary, il s’était fait remarquer par ses attaques particulièrement virulentes contre le Rdpc. Il rejoint aujourd’hui la formation politique qu’il combattait.
Léonide Mfoum avait, de son côté, annoncé sa démission de l’Undp et de ses organes de communication. Dans une lettre datée du 25 août, il décrivait son ancienne formation comme un parti « sans horizon » et « sans perspectives », tout en dénonçant « l’impossibilité du débat » en son sein. Il rallie désormais, lui aussi, le parti au pouvoir.
Ces deux changements de camp suscitent des interrogations sur la constance idéologique et les motivations de certains acteurs de la scène politique camerounaise.
Ces ralliements interviennent dans un contexte de recomposition politique après l’élection présidentielle d’octobre 2025. Issa Tchiroma Bakary, président du Front pour le salut national du Cameroun, avait quitté le gouvernement et pris ses distances avec le pouvoir avant d’affronter Paul Biya dans les urnes.
L’Undp de Bello Bouba Maïgari avait également rompu avec la majorité présidentielle à l’approche du scrutin. Les deux formations avaient pourtant accompagné le Rdpc pendant plusieurs années.
Le départ de deux anciens communicants de ces partis vers le Rdpc illustre la fragilité des alliances dans le paysage politique camerounais. Il intervient également à l’approche de nouvelles échéances électorales, une période traditionnellement marquée par les repositionnements et les changements de camp.
