Par Joël Onana
La découverte a été provoquée par de fortes odeurs de décomposition signalées dans le voisinage. Des fouilles ont ensuite permis de retrouver la dépouille, déjà dans un état avancé de putréfaction.
Les premiers témoignages recueillis dans l’entourage de la victime orientent les soupçons vers l’un de ses oncles, présenté comme un élève du lycée de Nkoabang. Celui-ci aurait quitté la capitale et pris la direction de Douala. Il reste toutefois recherché et aucune communication officielle des forces de sécurité n’a encore permis d’établir sa responsabilité.
Une enquête devra déterminer les circonstances exactes de la mort, la date du crime et les raisons pour lesquelles le corps a été enterré clandestinement.
Selon le décompte relayé par des militants camerounais, Valérie serait la cinquième femme tuée depuis le début de la semaine. Ce chiffre, qui n’a pas encore été confirmé par les autorités, intervient dans un contexte particulièrement alarmant : des organisations de la société civile avaient déjà recensé 53 féminicides entre janvier et juillet 2026, dont plusieurs victimes mineures.
Cette nouvelle découverte relance les appels en faveur d’une loi spécifique contre les violences faites aux femmes, d’une meilleure prise en charge des signalements et d’une réaction plus rapide des services de sécurité lors des disparitions. Elle renforce également le sentiment d’insécurité à Yaoundé, déjà confrontée à une succession de crimes violents et à une dégradation préoccupante de son environnement urbain.
