Par Hayley Miles
Les tensions ont marqué une journée de manifestations réunissant élèves, enseignants et parents. À Marseille et Nantes, les rassemblements se sont déroulés de manière largement pacifique. À Toulouse, des parents ont formé une chaîne humaine en tête du cortège.
Les participants réclament notamment le remplacement des enseignants absents et la rénovation des bâtiments scolaires. Le syndicat lycéen affirme que plus de la moitié des lycées français étaient bloqués ou devaient fermer pour la journée. Cette estimation reste celle de l’organisation.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé aux ministres concernés de présenter de premières propositions avant la fin octobre. Les mesures envisagées portent sur les remplacements, les horaires scolaires, les pauses déjeuner et les travaux dans les établissements.
Le mouvement, né en septembre dans les banlieues parisiennes, s’est progressivement étendu au pays. Les associations de défense des droits, des élèves et des parents dénoncent un usage disproportionné de la force contre les mineurs. Le gouvernement affirme, de son côté, que des personnes extérieures ont détourné la mobilisation et alimenté les violences.
Cette nouvelle journée intervient au lendemain de la grave blessure d’un adolescent de 15 ans à Lens, qui a perdu une main lors d’une mobilisation près du lycée Auguste-Béhal. Une enquête doit établir les circonstances précises de cette blessure.
Source : Reuters.
